Pour améliorer votre expérience , nous utilisons des cookies sur notre site Web.
Si vous continuez à naviguer sur ce site, vous acceptez d'utiliser des cookies sur le site Internet Sick Magazine . Ok En savoir plus

State of Decay

Grandeur et décadence

Les zombies, on ne s’en lasse pas. Le matin au petit dej‘ ou le soir avant de rejoindre les bras de Morphée: enfoncer le crâne d’un macchabée n’est plus une nécessité, c’est avant tout un petit plaisir qu’on s’octroie sans modération. Il faut bien le reconnaitre, sur console les terrains se multiplient pour pouvoir s’adonner joyeusement à cette discipline grandissante. Dernière itération en date: State of Decay (autrefois Class3) oriente tout sur le côté survie, lâchant le joueur au sain d’un monde ouvert grouillant de chair putréfiée comme on l’aime. Son crédo? Offrir une expérience de combat punitive, affublée d’une partie gestion aux idées originales, malheureusement saignée à blanc par une réalisation qui retourne l’estomac (dans le mauvais sens). Qu’importe: une fois lancé, on peine à en décrocher !

ALWAYS ON THE RUN

On ne va pas se mentir, le titre de Undead Labs n’est pas un premier prix de beauté. Aliasing absolument indécent, textures à la rue, répétition outrageuse d’items… L’adage numéro 1 des pucelles bien-pensantes n’avait donc pas complètement tord: ce n’est pas le physique qui compte, mais bien ce qu’il y a à l’intérieur. State of Decay est donc moche. Mais ce n‘est pas une fatalité, ça ne veut pas dire qu’on pourra pas être pote. Lâché sans sommations au beau milieu de la carte, les première minutes d’adaptation peuvent paraître laborieuses: on matraque un zombie à main nue, on grimpe au sommet d’une tour pour repérer les alentours, on pille un peu tout ce qu’on trouve. Peu à peu la survie s’organise, naturellement. Le jeu nous propose bien quelques objectifs de missions, pourtant c’est l’effet bac à sable qui l’emportera. Bien vite on se retrouve à accumuler les ressources, explorer les environs… en clair le joueur devient vite l’artisan de sa propre survie, disposant à sa guise de ses aptitudes ainsi que de celles de son groupe dans un but commun: éviter de rendre honteusement l’âme.

RANDOM HERO

Car si il y a bien un charme à allouer à cet énième jeu de mort-vivants, c’est son absence quasi-complète de scripts. Pour faire simple: tout peut arriver, pour le meilleur comme pour le pire ! Ici pas de réapparition, les morts sont définitives. Lien de cause à effet, on prend tout de suite plus le temps de planifier ses attaques et ses sorties, en gérant au mieux son inventaire, ou bien en renvoyant par exemple son protagoniste au repos à la base. Libre à vous ensuite de prendre le contrôle d’un autre survivant avec qui vous aurez au préalable tissé quelques liens. A vous ensuite de trouver une base, de la fortifier (en y ajoutant des lits, des barricades, un jardin…) pour que vos survivants recrutés ça et là s’y trouvent en sécurité. Un acte primordial, car que vous soyez présent ou non, la terre ne s’arrête pas pour autant de tourner. En clair, il est possible de revenir dans votre partie et découvrir qu’une horde de macchabées à fait une razzia sur votre camp, laissant pour mort toute votre clique. Pire, même le personnage principal n’est pas à l’abri de se faire buter en allant faire une simple expédition pour des vivres… frustrant, mais terriblement réaliste. Et finalement plutôt énorme quand on y réfléchit bien.

Surfant sur la vague survie réaliste initiée et démocratisée par le comic et la série The Walking Dead, State of Decay prend la forme d’une aberration d’un autre temps pour nous livrer un fond plus qu’appréciable. Son côté où tout peut arriver fait de lui un titre punitif, parfois frustrant, mais finalement chronophage à souhait. Dommage que son prix viennent un peu gâcher l’invasion.

State of Decay - VERDICT

Par Yox le

Plus de lecture