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Rogue Legacy

Histoire de famille

Le mythe de Dédale est un véritable puits sans fond en terme d’inspiration, tout comme de fascination. Personne n’est jamais contre un bon vieux labyrinthe, surtout lorsque ce dernier est virtuel. C’est là que repose l’essence même des rogue-like : des niveaux générés aléatoirement et une mort définitive qui vous propulse à l’écran titre. Avec un titre pareil, les ambitions de Rogue Legacy ne pouvaient pas être plus claires. Largué au beau milieu d’un château qui change d’apparence à chaque fois qu’un aventurier en franchit le pas-de-porte, le joueur va devoir multiplier les salles retors peuplées de pièges vicieux. Le tout un casque de fortune vissé sur la tête, armé d’une simple épée pour terrasser tout un bestiaire pas des plus accueillant. Dit comme ça, on pourrait penser que Rogue Legacy a toutes les armes en main pour vous faire vous arracher les cheveux. Mais les apparences sont parfois trompeuses.

Il en a le look, il en a l’odeur, mais Rogue Legacy n’est pourtant pas un jeu exclusivement réservé aux hardcore gamers. Si on n’irait pas jusqu’à vous conseiller de le filer à votre petite fille de 11 ans, le titre des mecs de Cellar Door Games reste d’une surprenante accessibilité. Dans les faits, il s’agira d’explorer un dédale peuplé de références heroïc-fantasy, à la recherche de 4 boss à la difficulté croissante qui vous débloqueront l’affrontement ultime. Ne vous y méprenez pas, Rogue Legacy n’est pas non plus un jeu que vous allez plier en deux si aisément. Mais ça ne l’empêche pas d’être à la portée de tous, et ce, pour une simple raison : plus vous passez du temps dessus, plus le jeu devient facile. Ce qui basiquement va à l’encontre même du genre rogue-like, lors duquel la mort est – rappelons-le – systématiquement synonyme d’un retour à l’écran titre, l’option « Nouvelle partie » en surbrillance. On pense par exemple aux cas de Spelunky, Binding of Isaac, ou encore l’excellent Don’t Starve. C’est sûrement pour ça que les créateurs du jeu ont apposé à Rogue Legacy l’étiquette de rogue-light. Car vos (nombreuses) morts font indéniablement parties de la progression naturelle. Que ce soit empalé par des pics, transpercé par une lance de glace, ou bien écrabouillé par la hache d’un chevalier démoniaque : tous vos personnages sont destinés à faire un face à face avec la faucheuse.

La question n’est donc pas « Allez-vous mourir ? », mais plutôt « Quand ? ». Dix secondes, dix minutes, une heure : cela ne tient qu’à vous et à votre notion de la prudence. Il est en effet déconseillé de foncer dans le tas, sous peine de voir les personnages défiler. Petite subtilité : à chaque fois que vous passerez l’arme à gauche, ce sera à vous de choisir votre héritier, qui reprendra la quête avec l’argent de son paternel en poche. Histoire de corser les choses, vous aurez le choix entre 3 individus. Chacun avec son propre style de combat, et surtout ses propres traits. Un ninja fait par exemple énormément de dégâts mais a très peu de résistance. À l’inverse, un chef barbare dispose une réserve gargantuesque de santé mais fait ne frappe pas aussi fort. Ce dernier peut également être daltonien, avoir un colon irritable, ou bien souffrir de gigantisme. Chacun des traits ayant (forcément) une influence plus ou moins directe sur votre jeu. Par exemple, un personnage nostalgique verra tout le château en filtre sépia… Une excellente idée qui ne compense hélas pas le côté assez répétitif de ce Rogue Legacy. Mais si vous lui pardonnez ces quelques défauts, attendez-vous à enchainer frénétiquement les parties. Le jour, la nuit, au travail, aux chiottes. Partout. Et ça ma petite dame, c’est-ce qui s’appelle la marque d’un titre réussi.

Rogue Legacy - VERDICT

Par Yox le

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