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Resident Evil, Revelations

La croisière s'amuse

Pour beaucoup, Resident Evil aujourd’hui n’est plus que le lointain souvenir d’un jeu culte de l’horreur qui nous faisait frémir sur PSOne et Playstation 2. Un mastodonte qui, en lieu et place du respect qu’il mérite, n’est plus qu’un os rongé jusqu’à la moelle par le cinéma (et une Mila Jovovich qui aurait mieux fait de s’en tenir aux pubs l’Oréal), et des jeux qui gagnent crescendo en action ce qu’ils perdent en saveur. Dernier exemple en date, le sympathique RE6 qui troquait qualité contre une quantité astronomique, avec des scénarios à gogo et un défilé de personnages emblématiques. En sommes, un bon jeu d’action coop mais un très mauvais Resident Evil pour ceux qui était resté bloqué à l’époque RE4. C’était sans compter sur Revelations, le modeste portage HD d’un épisode « à l’ancienne » sorti sur 3DS, qui fera (pour une fois) plaisir aux vieux de la vieille.

LOVE BOAT

Enfin aux vieux de la vieille… on parle surtout de ceux qui ont adulé l’épisode Resident Evil 4 avec sa vue dans le dos. En effet, ceux qui ont connu la série avec ses caméras fixes et ses plans malsains des premiers jours n’auront plus que le souvenir d’une époque révolue à laquelle se raccrocher. Avant de s’emballer, rappelons tout de même qu’il s’agit avant tout d’un épisode sensé combler les fans de la Nintendo 3DS, donc pas de blockbuster à l’horizon. Graphiquement plus ou moins potable, la durée de vie excède péniblement les 6-7H, les allez-retours sont légions, les environnements pas détaillés pour un sous… On a compris, il n’y avait pas les mêmes moyens que pour Resident Evil 6. Et pourtant, ce bougre de Revelations est loin de prendre l’eau. Il faut dire que, malgré son budget du tiers monde, le petit se défend bien en dégainant une arme imparable: un gameplay à l’ancienne ! Pas vraiment d’énigmes au programme mais une progression par niveaux assez astucieuses, qui nous permet de découvrir au fur et à mesure les différents secrets du bateau Queen Zenobia. Et ça fonctionne plutôt bien.

PRÉCÉDEMMENT, DANS REVELATIONS…

Lancé dans une sorte de quête contre des bio-terroristes, il faut cependant reconnaitre que le scénario (découpés en 12 épisodes de séries) n’est ni simple, ni efficace, et encore moins original. Pourtant, sans trop savoir pourquoi, on le suit bien volontiers. Les retournements de situations sont prévisibles, mais qu’importe. A défaut d’hurler « SACREBLEU » devant votre écran, vous aurez ici un joli prétexte pour continuer le périple. En plus, c’est l’occasion de redécouvrir un Chris Redfield sans son overdose de stéroïdes, et une Jill Valentine avec un boule – une fois n’est pas coutume vous me direz – plus que respectable. Dans le feu de l’action, le gameplay ultra simplifié fait mouche. On se soigne d’une simple touche (plus besoin de mixer les herbes), les commandes sont réduites au minimum, et la jouabilité reste plaisante malgré son côté bien moins efficace qu’un épisode AAA. Certaines phases manquent d’intérêt (même si on atteint jamais l’horreur de la séquence en jeep de RE6), et le bestiaire reste absolument pitoyable du début à la fin. Mais il faut reconnaitre que ça fonctionne au final assez bien. Pour peu qu’on y jette pas plus de 30 deniers à tout casser…

Si il ne restera pas dans les annales de la série, Revelation montre qu’il est toujours possible de prendre son pied avec des mécanismes considérés comme périmés pour le grand public. Un épisode annexe franchement plaisant qui nous rappelle une fois de plus que, quand il s’agit d’un Resident Evil, la course à l’action pure n’est pas forcément le meilleur des partis pris.

Resident Evil Revelations - VERDICT

Par Yox le

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