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Face à deux mastodontes comme Black Ops 3 et Star Wars Battlefront, la carte de la diversité est probablement le choix le plus intelligent qu’Ubisoft pouvait faire pour son FPS online. Peut-être même le seul. Bien qu’il soit largement éludé par ses deux concurrents, Rainbow Six Siege ne manque pourtant pas de bonnes idées. C’est un titre encore imparfait, mais diablement exigeant, tactique, mais accessible, et qui propose une nouvelle manière d’aborder le sacro-saint matchmaking en ligne. Ce qui en soit, constitue déjà un prétexte plus que valable pour s’y intéresser plus en profondeur. La formule est simple, carrée, elle ne s’éparpille pas, et mise tout sur sa singularité. Il n’a jamais été une seule fois question de singer la concurrence. Le Rainbow Six nouveau est une ode au combat rapproché, et prône une manière de jouer plus intimiste, dans laquelle vous apprenez vraiment à connaitre votre adversaire au lieu de tirer dans le tas. Plus que jamais, le team-work est au centre de l’équation, faisant de Siege tout ce que l’on attendait de lui : une bonne alternative.

Il ne faut pas attendre bien longtemps avant de comprendre que le choix du 5 contre 5 s’avère payant. Bien qu’il s’inspire légèrement de Counter, ou du mode Search & Destroy de Call of Duty, Rainbow Six Siege possède ses propres mécaniques de gameplay. Alors que la première équipe est chargée d’attaquer un point ou de libérer un otage, l’autre doit tenir sa position à tout prix. Pour ce faire, vous disposez de différents agents, chacun doté de capacités précises. Alors que le Rook peut poser des gilets par balles pour toute l’équipe, le Castle dresse de véritables murs pour bloquer d’éventuelles failles dans la défense. A contrario, le Thermite pourra déployer un explosif qui pourra créer une brèche dans pratiquement n’importe quelle muraille. Le Glaz fait office de sniper, La Montagne se planque derrière un énorme bouclier, le Kaplan pose des pièges explosifs, le Fuse peut inonder une pièce de grenades, alors que le Jager pourra neutraliser les explosifs. À quelques exceptions près, les 20 classes du jeu jouissent d’une bonne complémentarité, qui nécessite tout de même quelques réglages pour tutoyer la perfection. Quoi qu’il en soit, barricades, pièges et mise en place d’une tactique solide seront indispensables pour espérer l’emporter. Et c’est là que le travail d’équipe s’avère vraiment indispensable. À tel point que si vous avez le malheur de tomber contre une team organisée, vous vous ferez probablement plomber par tous les orifices. D’où la nécessité de jouer à ce jeu avec des gens connus, et que vous appréciez un minimum de préférence.

Avec des inconnus, vos chances de victoire s’amenuisent fortement, et vous ne tarderez pas à recevoir une demande de kick de la part de vos généreux coéquipiers à la moindre erreur. Hélas, le jeu qui se veut assez pointu souffre encore de quelques bugs et autres aberrations, qui peuvent parfois plomber une partie. Voilà probablement le véritable point noir de ce Rainbow Six. Ça, et le fait que le jeu n’ait absolument plus rien à voir avec le reste de la saga. On pourrait aussi parler des graphismes vraiment à la ramasse, ou du fait que des mecs du GIGN défoncent d’autres agents du FBI dans un océan d’incohérences. Mais ce serait éluder les fréquentes montées d’adrénalines provoquées par certaines parties vraiment spectaculaires, où vous devez survivre avec un chargeur, alors que les murs explosent autour de vous, que l’ennemi tente une percée par le plafond, et qu’un mec se balade en rappel derrière la fenêtre, en attendant l’angle aussi improbable que parfait pour vous aligner. Que ce soit en perçant les murs, ou en déglinguant quelques caméras, l’architecture de Siege laisse aux joueurs tout le loisir de mettre en place les stratégies les plus vicieuses. Et si le concept peut paraître répétitif, la diversité des situations compense largement. Car on ne sait jamais ce qui attend derrière un mur, une porte ou une fenêtre barricadée. La mort vient souvent de là où on ne l’attend pas, et malgré sa tonne de défauts, Siege devient très rapidement jouissif. Si ses problèmes techniques lui ont filé mauvaise presse, on est prêt à parier que le titre s’offrira une seconde vie à petit prix, une fois que tous les correctifs et autres DLC gratuits seront sortis. À ce moment-là, n’oubliez pas de ramener quelques collègues.

R6 Siege REVIEW 02

Par Yox le

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