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Quantum Conundrum

Manoir fou aux 999 énigmes

Bien que peu nombreux, les puzzle-game en vue subjective ont fort à faire pour ne pas souffrir de la comparaison avec le maître Portal. Qui de mieux alors que Kim Swift (celle à l’origine du casse tête de Valve) pour relever le défi ? Bienvenue dans le manoir Qwadrangle, un lieu étrange où il faut constamment jongler entre 5 dimensions à l’aide d’un gant. Le but, sauver votre oncle savant  fou de ses propres expériences en résolvant tout un tas de salles.  Préparez-vous, surfer sur un coffre-fort ou bien transformer un simple carton en véritable cube indestructible n’aura bientôt plus aucun secret pour vous.

CODE QUANTUM

Alors que sa chère maman largue notre héros chez son frère scientifique fou pour une petite visite, celle-ci prend une tournure inattendue. Suite à ses travaux risqués sur les dimensions voilà que l’oncle se retrouve prisonnier dans un lieu inconnu, avec comme seule aide celle de son petit neveu, vous. La principale originalité de Quantum Conundrum réside dans ces dimensions qui sont le véritable cœur du gameplay. A l’aide d’un gant on passe de l’une à l’autre d’une simple pression de gâchette, afin de résoudre les énigmes qui jalonnent le manoir. Au programme, on retrouve les dimensions Plume (qui allège), Plomb (qui alourdit et rend indestructible), la lenteur et l’Anti-Gravité. Il y a en revanche une chose à savoir, seul le porteur du gant n’est pas affecté par ces changements. N’espérez donc pas traverser des lasers comme par magie. Il est nécessaire de regarder autour de soi pour trouver les éléments du décor qui permettront de progresser. Rendre incassable un objet pour bloquer des lasers ou encore ralentir le temps pour monter sur un canapé lancé à grande vitesse deviendront vite des banalités au fur et à mesure des pièces. Comme son ainé Portal, la progression se fait de salles en salles pour des énigmes se corsant tout au long de l’aventure. Le principe est efficace, marche bien et nous offre une nouvelle approche que tout bon fan d’Aperture Science ne reniera pas. Coup de cœur pour l’Anti-Gravité qui est très plaisante à utiliser comparée aux autres pouvoirs, qui sont finalement plus basiques et surtout utilisés à outrance.

Y’A COMME UN IKE

Cependant on à beau évoluer avec un certain plaisir dans l’ univers cartoon et colorés de Kim Swift, ce dernier montre très vite ses limites. Alors qu’il possède un fort potentiel, le titre est malheureusement trop moyen dans tous les domaines pour vraiment s’imposer. Dès la première séquence jouable, il est possible de voir un tearing assez important. A partir de là, nos contraintes ne font que se renforcer avec des ouvertures de portes synonymes de chargements interminables, ainsi que des ralentissements qui font tache. Certes le moteur physique est bon mais les graphismes ne sont pas à un niveau suffisant pour justifier cela. Les pièces sont souvent assez vides et les couloirs liant chaque salle sont copiés-collés à l’infini. Ces derniers sont régulièrement l’occasion pour notre oncle de se manifester tel une Glados en petite forme. L’humour et l’ironie sont là mais le tout reste beaucoup trop léger (quand ce n’est pas simplement loupé) et basique pour aller au-delà du simple rare sourire. La petite créature Ike possède lui aussi du potentiel mais se révèle au final sans intérêt. Le scénario sauve peut-être les protagonistes me direz-vous ? Que nenni puisque, à l’instar de Portal, il se révèle réduit au minimum avec une fin voulant être charismatique mais malheureusement foiré qui donne une sale impression de bâclé. Enfin, malgré un gameplay fun, la trop grande simplicité des énigmes n’aide pas à la durée de vie (5-6h), et les nombreux sauts requis pour avancer pâtissent d’un jouabilité trop imprécise pouvant amener à quelques crises de nerf.

> Voir le trailer de Quantum Conundrum

Quantum Conundrum est un peu à Portal ce qu’est Leader Price à Carrefour: un jeu relativement similaire mais loin de la qualité de ce dernier. Malgré un gameplay fun et original, il devient assez vite répétitif tout en proposant un univers attachant mais pas assez travaillé pour être vraiment marquant. Une petite déception pour un jeu sympathique, mais décidément loin d’être une vrai alternative à Portal.

Quantum Conundrum - VERDICT

Par Spine le

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