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Payday 2

Braquage à l'Ukrainienne

« GET DOWN, GET DOWN , ON THE FLOOR » ! Cette musique, les braqueurs du dimanche (ceux qui ont un peu trop poncé GTA 4) la connaissent bien, au même titre que les cinéphiles qui recrachent Heat de Michael Mann à la réplique près. Les braquages de banque, ça fascine tout le monde depuis le Far-west, en passant par Bonnie & Clyde, jusqu’aux mythiques Reservoir Dogs. Pas étonnant que le studio Starbreeze se soit engouffré dans la brèche avec leur nouveau jeu. Vous avez deviné le principe: enchainer les méfaits à 4 joueurs en ligne, pour engranger un max de cash. Stupéfiants, trafic d’armes, et génocide: Payday 2 c’est le putain de mal, et c’est justement pour ça que c’est bien !

ÉLOIGNEZ LES ENFANTS DE L’ÉCRAN

Inutile de chercher midi à quatorze heures, avec un pitch comme celui-là, on sait directement à quoi s’attendre: un bon gros défouloir en ligne qui reprend et améliore les mécaniques de son prédécesseur. En clair, vous allez dévaliser tout ce qui bouge avec 3 autres de vos amis, sans remords, sans états d’âme, et surtout sans aucune morale. C’est bien connu, les jeux vidéos ont des vertus d’exutoire, et dans le domaine, Payday 2 fait le job comme personne. De la planification du braquage, jusqu’au choix de l’arsenal, des différents gadgets (comme la santé, les munitions…), jusqu’à l’assaut final: le travail d’équipe est primordial sous peine de finir sous les verrous, la queue entre les jambes. De quoi entretenir une tension permanente en jeu, qui se transforme en pic d’adrénaline monumental lorsque l’excellente bande-son lâche un gros drop de basses bien lourdes, signe de l’arrivée imminente d’une nouvelle vague de renfort policier. On vous laisse imaginer le truc: vous êtes recroquevillés à quatre dans la salle du coffre, à l’extérieur se dresse une armée de type en combinaison d’assaut, et pour couronner le tout, votre chauffeur hurle dans les oreillettes qu’il va devoir lever le camp. Pression, pression !

CECI EST UN HOLD-UP

Vous l’aurez compris, sans un minimum de tactique et d’organisation, Payday 2 peut passer du braquage de routine à un véritable enfer ! Pour éviter le carnage, il est heureusement possible de prendre une approche plus « furtive » qui vous permettra de vous faire repérer moins rapidement, voir dans certains cas pas du tout. Convaincre un garde de se rendre, brouiller une caméra, ou encore déplacer un corps sont autant de compétences que l’on débloque au fil des niveaux, et qui peuvent largement faciliter les braquages. Bon, on ne va pas se mentir, l’infiltration est tellement archaïque qu’elle en devient au final plus dangereuse pour votre manette et l’espace aériens de votre salon qu’autre chose. Certains pourront aussi râler après les graphismes exécrables du jeu, ou bien le faible nombre de cartes. Pour vous consoler, dites-vous que certains événements se déroulent sur plusieurs jours, sans oublier les cartes de fuite qui montent le nombre de maps du jeu à plus d’une vingtaine. Night-club, labo de meth, base du FBI: vous allez en voir de toutes les couleurs ! Pensez juste à payer votre fournisseur d’accès internet, car sans lui, le jeu devient littéralement injouable.

S’il y a bien un truc que l’on apprécie chez Payday 2, c’est l’honnêteté de son offre. À savoir un titre sans prétention, aux multiples possibilités, qui ne perd jamais de vue son objectif principal: offrir un remède contre l’ennui à prix réduit. Paradoxe quand tu nous tiens, pour 40 euros pièce, on est encore très loin du Hold-up.

Payday 2 - VERDICT

Par Yox le

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