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Outlast

Sa bite et son Couteau

Entre Siren Blood Curse, Silent Hill et Amnesia, on pensait vraiment avoir tout vu en thermes de trucs malsains. Ce n’est pas un secret : les jeux qui redonnent tout leur sens au mot horreur se font rares de nos jours, et quoi que l’on en dise, il y avait longtemps qu’un titre n’avait plus envoyé aussi salement la sauce que Outlast. Avec Blair Witch, REC et Shutter Island comme références plus ou moins directes, le titre s’assure une ambiance béton, qui ne l’empêche pourtant pas de tomber dans une répétitivité meurtrière. Qu’à cela ne tienne, Outlast a au moins le mérite d’exceller dans l’art de faire passer Dead Space et les derniers Resident Evil pour une belle brochette de jeux pour pucelles.

L’explosion du phénomène Amnesia n’aura pas mis bien longtemps à faire des émules. Déjà avec les excellents Penumbra, les périples horrifiques en vue à la première personne révélaient leur plein potentiel. Pas d’armes à feu, pas de couteaux, pas de coups de poing, juste de la fuite, de la planque, et de la survie en milieu hostile. Outlast ne fait qu’appliquer à la lettre une formule déjà éprouvée, et ce, avec une rigueur qui frôle l’académique. Tout ou presque a été fait pour créer le monstre parfait, en puisant allègrement dans ce que le jeu vidéo où le cinéma nous a déjà offerts. À tel point, qu’un air tristement familier émane de nos déambulations caméra au poing, dans les couloirs sombres de l’asile de Mount Massive. C’est du Vol au dessus d’un Nid de coucous à la sauce gore. Rien de bien nouveau en sommes, mais qui entend bien faire appel à nos peurs les plus primitives : l’obscurité, la vulnérabilité, et l’inconnu. Or c’est sur ce dernier point que le titre peine à vraiment faire effet. Alors que Siren et Silent Hill sont les parfaites incarnations du truc tordu par excellence, suscitant généralement un dégout qui va de pair avec une incompréhension totale, Outlast se contente de faire appel à tout un régiment d’éléments codifiés de la peur (l’asile, le château hanté, la folie), sans y apporter ce truc en plus qui fera que le joueur se fais vraiment dessus.

Le tout fonctionne pourtant à merveille. Du moins dans un premier temps. Car quelque soit le subterfuge vicieux employé par le jeu pour vous faire décoller de votre siège, vous savez généralement à quoi vous attendre. Même la progression au final presque mécanique du jeu tend à accentuer le sentiment d’anticipation. Un peu à l’image d’un train fantôme qui s’éclate à vous faire sursauter toutes les 5 minutes. Ça marche lors du premier tour, moins lors du deuxième. Pourtant pas de quoi empêcher Outlast de dégainer toute une panoplie de moments abominables. On ne compte même plus le nombre de fois où l’on se retrouve dans le noir complet, l’œil plaqué contre l’objectif de la caméra branchée sur l’option vision nocturne, en train de bloquer de manière paranoïaque sur une ombre que l’on pense être une silhouette statique façon Pyramid Head dans Silent Hill 2. À croire que les mecs ont fait une check-list de tout ce qu’il y avait de plus atroce sur terre : des mecs décapités dans tous les sens, de la torture, un délire religieux, des esprits, un Némésis et même un soupçon de nécrophilie. C’est aussi ça qu’on aime dans Outlast, le jeu n’a juste aucune limite. Citez un autre titre où vous pouvez à tout moment vous retrouver en face à face avec deux mecs à poil qui vous court après les couilles à l’air, une machette ensanglantée dans la main. Ils ont beau ne pas être très futés, on apprécie toujours le fait que certains osent encore se ramener sans rien dire à personne, juste avec leur bite et leur couteau. En somme, une belle allégorie du jeu en question.

Outlast - VERDICT

Par Yox le

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