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Ori and the Blind Forest

Ouvrez bien les yeux

Ori And The Blind Forest a tout pour séduire. De son esthétique somptueuse à sa prise en main innocemment exigeante, le titre de Moon Studios effectue un sans-faute qu’il est difficile de bouder, peu importe le type de joueur que vous êtes. Néanmoins, si le jeu est une réussite, il est tout de même difficile de crier au génie quand celui-ci ne fait qu’emprunter et revisiter des mécaniques vieilles de plusieurs siècles. Comprenez-moi bien : Ori And The Blind Forest est excellent, cela ne fait aucun doute. Il lui manque juste cette petite part d’exception, ce petit grain de folie qui en ferait une aventure intemporelle.

La structure narrative de Ori And The Blind Forest est aussi classique que ses mécaniques de jeu, dont on attribue l’origine au tout premier Métroïd sorti sur NES. Son schéma actanciel n’a malheureusement rien de surprenant : l’aventure débute par une mort, le protagoniste est immédiatement identifié (Ori, sorte de chaton féerique), au même titre que l’opposant (Kuro, une chouette aux intentions douteuses). La quête principale consistera donc à réunir les éléments de l’eau, du feu et de l’air, afin de rétablir l’arbre des esprits. Avec l’aide de Seyn, un esprit bienveillant qui vous guidera durant toute l’aventure, il faudra arpenter les moindres recoins d’une foret impitoyable dans laquelle regorgent de nombreux secrets, de nombreux items, mais aussi de nombreux ennemis. Comme le genre le veut, Ori est un monde semi-ouvert dans lequel vous serez amené à enchaîner les allers-retours. Du début à la fin, Ori And The Blind Forest est un titre convenu qui réserve très peu de surprises dans sa narration, autant que dans ses révélations. Il s’agit là sûrement du plus gros reproche qu’on pourrait effectuer à l’égard du jeu. Sans véritable rythme narratif, il est difficile de s’attacher aux péripéties d’Ori, bien que la créature ait toutes les caractéristiques de l’espèce en voie de disparition pour laquelle on verserait facilement une petite larme. N’ayant rien de véritablement surprenant, tant dans sa conception que dans ses idées, Ori And The Blind Forest se rattrape avec une maestria à couper le souffle sur sa réalisation et sur sa jouabilité intransigeante. Deux points qui lui valent un bon nombre de louanges.

Dès les premières minutes, le jeu de Moon Studios est une véritable pépite lumineuse, un joyau visuel qui ne lasse jamais, quand bien même vous observeriez continuellement le même décor. Au fil des années, les jeux en deux dimensions sont parvenus à offrir des tableaux qui feront encore mouche dans plusieurs années. Ori And The Blind Forest dispose d’une palette de couleur variée (tantôt chaudes, tantôt froides) qui confère un charme irrésistible à son univers et empêche toute lassitude. Si la prise en main est relativement simple, les subtilités du gameplay n’ont absolument aucune pitié pour le joueur. Du coup, crever plusieurs centaines de fois, la queue entre les jambes (véritablement), pendant un peu plus d’une dizaine d’heures : voilà ce qu’il vous attend en choisissant de boucler l’aventure. Ce n’est même pas une question de difficulté, mais plutôt d’appréhension de chaque situation. Les ennemis ne posent jamais de problème, du moment que vous êtes capables de vous déplacer aussi légèrement que l’air. Pour cela, il faudra réunir un ensemble de pouvoirs extrêmement variés qui participent explicitement aux nombreuses jouissances qu’offre le jeu. Quand la partie d’un niveau semble inaccessible, c’est qu’il faudra revenir sur ses pas quelques heures plus tard, avec les pouvoirs adéquats qui permettront de franchir les obstacles. Se présentent alors deux types de joueurs : ceux qui exploreront la forêt de fond en comble, afin de réunir le plus de compétences possible, et ceux qui traceront leur route pour aller droit au but. Dans tous les cas, et même si l’expérience diffèrera en fonction de la façon dont vous appréhendez la chose, Ori And The Blind Forest se révèle être un excellent jeu, qui a oublié que l’audace est la marque des grands.

Ori - VERDICT

Par Sholid le

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