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Olli Olli

Skate or Die

Le type qui a eu l’idée d’associer le monde du skate à un die’n’retry sans pitié est un putain de génie. Sous ses airs dépouillés de titre pixel art minimaliste, Olli Olli renferme une formule à laquelle on ne peut tout simplement pas résister. Celle d’un titre à la fois exigeant et simple comme bonjour qui fera probablement cramer plus d’une batterie de PS Vita. Olli Olli, ou la rencontre improbable entre Tony Hawk et Super Meat Boy.

Après avoir épuisé le genre jusqu’à la moelle dans les années 2000, on n’aurait jamais cru retomber sur un jeu de skate aussi frais que le bébé du studio Roll7. La formule n’est pourtant pas compliquée : tu prends un rider random au possible, tu le fou en haut d’une piste impitoyable jonchée de rails, de poubelles ou autres drops de l’enfer, et tu survie jusqu’en bas sans finir sur les dents. La vraie difficulté vient bien évidemment de l’exigence d’un gameplay pourtant ultra intuitif, qui base tout sur son timing. Dans Olli Olli, vous avez beau envoyer du Lazerflip backside à gogo, si vous ne replacez pas le bordel à la perfection, tous vos efforts seront vains. Concrètement, cela se traduit par une pression du bouton X à l’exact moment où votre planche touche le sol. Même constat pour les grinds, qu’il faudra reposer au millimètre prêt en positionnant le joystick dans la direction du trick souhaité. Chaque atterrissage parfait aura pour effet immédiat de vous propulser à votre vitesse max, qui sera bien entendue nécessaire pour passer les plus gros gaps sans finir sur les rotules. Vous voyez le genre… Autant dire que même après des heures de jeux, vous allez continuer à goulument avaler des quintaux de bétons en mode Trasher Hall of Meat. Par liens de cause à effet, c’est lors de ces rares run où vous ne finissez pas le tibia en miette que la satisfaction est à son comble.

Car en plus de gentiment tirer sur la fibre nostalgique de l’âge d’or du skate virtuel auquel on a tous gouté, le jeu fait appel à un instinct absolument universel qui procurera à chaque fois la même réaction, que ce soit chez vous, votre mère, votre meuf ou bien votre chat : l’esprit de compétition. Ce besoin limite vital de surmonter le putain de challenge. Le fait de se dire « si un autre type en slip dégueu l’a réussi chez lui, alors pourquoi pas moi? ». C’est précisément ce genre de questionnement qui vous pousse à vous refaire un petit run en plus, juste un petit dernier, tout en sachant que ça fait 10 minutes que vous vous dites ça. Tout est fait pour que le piège se referme sur vous : des menus accueillants, des backgrounds pixel art séduisants, une jouabilité au stick qui ne sera pas étrangère aux fans du jeu Skate d’Electronic Arts… et puis il y a cette bande-son urbaine tout simplement au top. Avec ça, pas étonnant qu’on ait envie d’apprendre par cœur le Tricktionnary, ou bien de bouffer tous les objectifs Amateurs, puis les objectifs Pros (et même les RAD pour les suicidaires) proposés dans chacun des niveaux du jeu. Et pour ceux qui en veulent toujours plus : le Daily Grind vous propose d’exploser le score mondial sur un run online. Seule subtilité, vous n’avez qu’une seule chance. On vous le disait : infiniment sale, mais diablement bon.

Olli Olli - VERDICT1

Par Yox le

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