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Olli Olli 2

Welcome to Olliwood

Le problème avec les jeux comme Olli Olli, c’est que vous ne voyez pas le temps passer. C’est un petit peu l’éternel mal de tout bon Die’n’Retry qui se respecte : vous pouvez vous retrouver à tuer encore et toujours le même niveau jusqu’à l’écœurement, juste pour avoir le plaisir de débloquer une pauvre médaille d’or, qui au mieux vous vaudra les félicitations par message d’un inconnu sur le net, mais qui dans l’ensemble ne changera absolument rien au cours de votre vie. C’est le plaisir futile par excellence, qui dans le fond n’est qu’un prétexte à peine dissimulé, créé pour vous pousser dans vos derniers retranchements. À un stade où vous vous retrouvez à littéralement poncer un Joystick juste pour accomplir un simple objectif. Oui, poncer un Joystick. Dans le sens racler la bête jusqu’à ce qu’il devienne pratiquement inutilisable. En partant de ce principe, Olli Olli 2 pourrait bien vous couter bien plus cher que les 9€99 initiaux. Et à la question est-ce que ça valait le coup, la réponse est oui. Absolument.

Les jeux de skateboard ont bien changé depuis leur heure de gloire dans les années 2000. Bien que l’on soit très loin des jeux Tony Hawk, l’idée est ici encore de claquer le plus gros score possible et imaginable, quitte à défier les lois de la physique, de la logique, et surtout de la gravité. Dans Olli Olli, il n’est pas rare de devoir envoyer un combo de deux minutes no-stop. Là où la licence Skate de Electronic Arts abordait une approche plus réaliste de la planche à roulettes, le jeu de Roll7 se vautre dans l’indécence la plus totale. Le monde du skate n’est dans le fond qu’un prétexte pour lâcher un Die’n’Retry de la pire espèce, qui a de quoi faire rougir les Super Meat Boy et autre Hotline Miami. Encore une fois, le timing est l’essence même du gameplay. Qu’importe la difficulté du trick, l’important est de replaquer le tout correctement. Ce qui pourra être un peu déconcertant pour certains. Il est vrai que dans le skate, la manière dont on retombe est souvent aussi importante que la manière dont on entame un trick. Un détail qui n’a pas échappé aux développeurs du jeu, qui imposent au joueur d’effectuer une pression à l’exact moment où vous retoucher le sol. Si vous échouez, c’est la chute. Si c’est la chute, vous êtes bon pour recommencer tout le niveau. Pas de pitié pour les perdants.

Pour pimenter la chose, les développeurs ont eu la bonne idée d’ajouter quelques nouveautés qui bouleversent la donne, comme l’arrivée du Manual, propice à dégainer des combos de l’extrême. Et lien de cause à effet, de perdre des multiplicateurs de score en X60, que vous teniez fièrement depuis environ 4 minutes 30 d’enchainements parfaits. Oui, car c’est l’autre aspect essentiel de ce jeu : vous êtes constamment jugé. Chacun de vos tricks, chaque réception est souvent gratifiée d’un petit commentaire, dont un très punitif « Naze » qui est bien souvent là pour remuer le couteau dans la plaie. Alors, pourquoi continuer à passer autant d’heures sur un jeu qui s’octroie de telles bassesses ? La raison est simple : l’esprit de compétition. Encore et toujours. Ce gène puéril de la race humaine qui vous pousse à la haine la plus totale, lorsque vous recevez à 5 heures du mat le texto d’un pote qui vient d’humilier votre meilleur score. Ça, et le côté pixel art très sympathique des niveaux, doublé de la bande-son absolument géniale qui met en avant des artistes de talent, comme l’excellent Lone. Parce-que quitte à vous la prendre profond, autant y mettre la forme.

Olli Olli - VERDICT1

Par Yox le

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