Pour améliorer votre expérience , nous utilisons des cookies sur notre site Web.
Si vous continuez à naviguer sur ce site, vous acceptez d'utiliser des cookies sur le site Internet Sick Magazine . Ok En savoir plus

Oddworld, New’n’Tasty

Salut ! Suis moi.

On a entendu toute sorte de trucs sur ce remake du tout premier Oddworld. Qu’il était trop cher, truffé de bugs, ou encore qu’il souffrait d’un manque général d’audace. Ce qui dans un sens reste vrai, bien qu’il s’agisse là d’un point de vue égal à celui du verre à moitié vide. Car au-delà des attentes assez démesurées de certains fans, New’n’Tasty démontre une nouvelle fois qu’il est parfois bon de faire du neuf avec du vieux. Il faut dire que le produit originel reste l’un des jeux les plus emblématiques de la première Playstation. L’histoire de Abe le Mudokon, qui découvre que lui et ses congénères sont sur le point de devenir la matière première du prochain produit phare de l’usine de viande dans laquelle ils sont employés. Ou plutôt esclaves. Ça, c’était pour le synopsis. Quant au jeu : il n’a lui non plus pas pris une ride.

Il faut dire que le studio Just Add Water (sous la houlette de Oddworld Inabitant) a su se donner les moyens de ses ambitions, en recréant basiquement tout le jeu de zéro. Pas de lissage à la vas vite, on parle bien ici de niveaux entièrement refaits à neuf, au contenu rehaussé et à la maniabilité ajustée. Alors forcément, le résultat a un minimum de gueule, profitant d’effets de lumières, de backgrounds et de textures que l’année 1997 n’avait pas à offrir. C’est certain, l’esthétique étrange de cette lointaine planète séduit autant qu’elle dépayse. De quoi pousser n’importe quel curieux à s’enfoncer toujours plus loin dans les entrailles de ce monde mystérieux, un peu comme le ferait un Another World. New’n’Tasty est d’ailleurs tout aussi punitif que le jeu précité. On est tout de même face à un die’n’retry dans la plus pure tradition, qui tire subtilement parti d’un cocktail qui allie plateforme, réflexion et infiltration. Bien qu’il soit l’auteur d’un nombre incalculable de tueries, Abe n’est en effet pas du genre à privilégier l’approche frontale. Il esquive, il piège, il leurre, et il annihile avec un sadisme et une espièglerie sans nom. Inutile de dire que même 17 ans après, le résultat est toujours aussi jubilatoire.

Plongé dans les entrailles lugubres de l’entreprise de Rupture Farms (soit le stéréotype même du capitalisme déshumanisé), Abe est maître de toutes ses décisions. Libre à vous de libérer tous vos congénères Mudokons, de les ignorer totalement, ou bien de froidement les observer se faire exécuter dans d’atroces souffrances. Comme à l’époque, différentes fins sont disponibles selon vos actions. La différence (notable) avec l’original, c’est qu’au lieu d’avoir un total de 99 Mudokons à libérer, New’n’Tasty en propose 299, généralement stockés dans de nombreuses salles secrètes inédites à cette version 2014. C’est d’ailleurs lors de ses dernières que les développeurs se sont littéralement lâchés sur la difficulté, qui peut aller du très simple, au très complexe, jusqu’à l’arrachage de cheveux total. La faute à une maniabilité pas des plus précise, qui ne se gêne pourtant pas pour vous demander des actions millimétrées à plus d’une reprise. Parfois le challenge est là, d’autres fois, le comportement complètement imprévisible des ennemis laisse l’action entre les mains de la bonne fortune. Quoi qu’il en soit, voilà une fort belle manière de gonfler la durée de vie du titre, qui peut ainsi prétendre à gratter au plafond des 7 / 8 heures. Pour une vingtaine d’euros, on peut trouver le ratio trop meurtrier. Reste l’attrait d’un remake plus que réussi. Avec l’Odyssée d’Abe en modèle, il était difficile de faire autrement.

Oddworld - VERDICT

Par Yox le

Plus de lecture