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Octodad

Poulpe up the Volume

Il arrive un moment où l’on pense avoir réellement tout vu dans le jeu vidéo. À tel point qu’on n’est même plus surpris de réaliser qu’ils vont vraiment faire un Goat Simulator. Sur Playstation 2, il y avait déjà Dog’s Life, un jeu affreux qui te mettait dans la peau d’un chien et dont le but était de renifler les phéromones des femelles du quartier. Déjà là, on pensait avoir atteint le sommet du truc foireux. Mais c’était avant de jouer à Octodad. L’histoire touchante d’un poulpe qui rêvait de vivre parmi les humains. En sommes, un des meilleurs jeux de la terre, mais que vous allez hélas plier en deux, et ce, avant même d’avoir eu le temps de comprendre ce qu’il se passait à l’écran.

Ce qui est vraiment incroyable avec Octodad, c’est qu’on a toujours envie de l’aimer, tout en sachant pertinemment qu’il se fou littéralement de votre gueule. Au-delà du fait d’avoir entre les mains l’un des jeux les plus perdus de la catégorie « OVNI », on est constamment tiraillé entre le génie pur, et l’énorme supercherie. Même en étant le plus gros des blasés, il est humainement impossible de rester hermétique aux situations surréalistes qui se déroulent sous vos yeux. Derrière sa quête poignante vers l’humanité, Octodad reste un putain de poulpe. Ce qui veut dire qu’il parle comme un poulpe, il crache de l’encre comme un poulpe, il sent comme un poulpe, et il se déplace comme un poulpe. Le tout dans un costard bon marché, sensé maintenir l’illusion auprès du reste de ses proches. Car oui, Octodad est marié, il a deux enfants, mais personne n’a encore cramé le fait qu’il soit un céphalopode tout droit sorti de l’océan. L’idée consiste alors à vivre une vie de famille comme si de rien n’était, sans que vos déambulations de pieuvre dégueulasse qui se déplace comme un éléphant dans un magasin de porcelaine n’alertent qui que ce soit. Le secret du fun réside dans des commandes de l’impossible, qui transforment toutes vos tentatives de mouvements en un incroyable calvaire.

En clair, les contrôles sont volontairement scabreux pour que vous puissiez considérer le passage d’une simple porte comme un obstacle de taille. Et on ne parle même pas du challenge que représente le franchisage d’un escabeau. Dans un pétrin pareil, il n’est pas rare de rester misérablement coincé dans une table de chevet, ou n’importe quel autre objet du mobilier. Le tout sous les commentaires interloqués de vos proches qui vous lancent des innocents « tout va bien mon amour ? » pendant que vous secouez le grille-pain en l’air en essayant de faire un toast. Tout à coup, gifler son gosse à coup de tondeuse à gazon devient socialement acceptable, tant que c’est fait avec le cœur. On ne lui en veut pas à papa, il est juste un peu maladroit. Et il ne parle pas beaucoup non plus, mais on l’aime quand même. C’est surement pour ça que les types des sites de JV s’acharnent à surnoter Octodad. C’est vrai que c’est toujours plus simple quand on a pas claqué 14 euros de sa poche pour 1H30 de fun. C’est encore plus que pour un Journey, un autre excellent jeu dont le ratio prix / temps de jeu faisait déjà bien mal. C’est triste à dire, mais à ce prix là on a plus vraiment envie de rire quand on voit débarquer le générique si tôt. Après le jeu est vraiment énorme, donc faites comme les gens raisonnable : attendez qu’ils balancent Octodad à un prix qui ne vous dégoutera pas des salades de poulpe à vie. Et préparez-vous à vivre l’une des expériences de votre vie.

Octodad - VERDICT

Par Yox le

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