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L’histoire d’amour entre le manga de Kishimoto et les mecs de Cyberconnect2 ne date pas d’hier. Voilà maintenant plus d’une décennie que le studio s’évertue à rentre justice au vaste univers de Naruto. En 2006, Bandai posait la première pierre d’une véritable dynastie vidéoludique. Naruto Ultimate Ninja, c’était 14 personnages, un mode scénario dépouillé, mais déjà une envie de titiller les sommets du manga, retranscrire la nervosité des combats de l’animé. Une discipline sur laquelle les jeux Dragon Ball régnaient en maître, d’autant plus qu’à la même période sortait le monumental Budokai Tenkaichi 2, avec son gameplay spectaculaire, ses transformations épiques et son roster absolument démentiel. Hélas, cette année fût également un point de friction incontestable pour ces deux sagas charnières. Alors que les jeux Dragon Ball n’ont fait que perdre en qualité (et par lien de cause à effet, en popularité), les adaptations vidéoludiques de Naruto ont véritablement explosé. La raison est simple, et elle tient en un seul mot : la consistance dans l’effort. Chaque jeu Naruto depuis 2006 fait plus fort que le précédent. Le contenu s’étoffe, la jouabilité s’affine, et les séquences les plus folles s’empilent. Par conséquent, les ventes explosent, laissant plus de budget pour l’épisode suivant, qui aura la lourde tâche de nourrir ce cercle vertueux. Voilà comment on se retrouve aujourd’hui face à une adaptation flamboyante du manga original.

Peut-être même la meilleure à ce jour, tout support confondu. Difficile de tirer la gueule lorsque l’on se retrouve à affronter des boss démesurés, latter une armée de clones dans un déluge d’effets pyrotechniques ou bien déterrer des arbres et autres rochers à chaque coup de poing. C’est pratiquement génétique : la sensation de pouvoir est exaltante, et les affrontements tournent rapidement à l’orgie d’attaques toutes plus épiques les unes que les autres. Le plaisir a beau être coupable, il n’en reste pas moins bel et bien réel. Il ravive la flamme de celui ou celle qui ponçait les mangas de Kishimoto dans le temps, même ceux qui ont lâché l’affaire il y a plus d’une décennie. Le mode histoire est d’ailleurs un bon moyen de rattraper avec les événements de la conclusion de Shippuden. Les séquences clés sont là, tout comme d’autres scènes beaucoup plus dispensables. Certains pesteront sur les dialogues interminables, ou les cinématiques qui transpirent l’inutilité. Heureusement, le jeu met à votre disposition un outil qui ne déplaira pas à ceux qui connaissent l’histoire sur le bout des doigts : l’option pour zapper, passer à autre chose, rentrer dans le dur. Les nostalgiques du premier Ultimate Ninja Storm sorti en 2008 seront de leur côté ravi de découvrir un mode aventure, qui prend place après les événements du manga, et dans lequel on retrouve le plaisir d’explorer des zones semi-ouvertes. On ne s’étalera pas sur la claque graphique que les mots ne suffisent pas à décrire, ni même sur le casting plus pléthorique que jamais. Disons qu’au-delà de 100 personnages, on arrête de compter. Si on s’en tient au cahier des charges, Ultimate Ninja Storm 4 est une véritable déclaration passionnelle au manga original.

Néanmoins, cette avalanche de superlatifs ne suffit pas à faire un bon jeu de combat à proprement parler. Le débat est sempiternel, et l’argumentation qui suit pourrait s’appliquer au tout premier Ultimate Ninja Storm de 2008. Mais il faut se rendre à l’évidence, le gameplay manque encore cruellement de subtilité, tout particulièrement si vous êtes des habitués du stick arcade. Sans atteindre le niveau d’exigence d’un Street Fighter, on aurait bien aimé tirer un trait sur ces combos qui passent crème en martelant une seule et même touche frénétiquement, les yeux fermés. Une fois n’est pas coutume, préparez-vous à faire bruler la touche rond, au point de l’entendre crier à l’aide dans vos pires cauchemars. Une souffrance à mettre sur le compte de la sacro-sainte accessibilité. Tout le monde doit s’amuser, y compris les plus jeunes, pour ne pas dire surtout. On ne peut nier les tentatives de CyberConnect2 pour diversifier sa palette de mouvements. Les subtilités sont même nombreuses, pour vu que vous arriviez à maîtriser les bonnes combinaisons, et utiliser judicieusement vos personnages de soutien. Plus que jamais, Ultimate Ninja Storm 4 s’affirme comme un jeu de bons réflexes, plutôt que de technicité pure. La clé du succès repose dans la capacité à parer au bon moment, et l’exploitation sans merci des vulnérabilités adverses. Cependant, même avec la meilleure des volontés, on reste loin de la profondeur de jeu qui peut exister chez la concurrence. Mais ce n’est pas grave, vraiment. L’intérêt d’un jeu comme celui-ci repose ailleurs. Dans leur catégorie, les jeux Naruto mettent à terre toute la concurrence. C’est une adaptation glorieuse, nerveuse, et surtout fidèle au matériel d’origine. La réussite n’est pas mince.

Naruto UNS4 REVIEW 02

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Par Yox le

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