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Mortal Kombat X

Rainning Blood

Il n’y a rien de mieux qu’une bonne mandale pour définitivement sceller une amitié. Depuis ses débuts dans les années 90, la saga Mortal Kombat s’est évertuée à vous offrir la référence en terme d’étripages virtuels entre potes. Chaque génération a eu droit à son Mortal Kombat, et ça fait déjà 23 ans que ça dure. D’année en année, la plastique a su évoluer vers des horizons plus détaillés, tout comme la jouabilité s’est extirpée du temps des dinosaures. Mais le fond, lui, reste bel et bien intact. À savoir une ode à la violence gratuite, spectaculaire, qui déverse le sang par hectolitres, et qui tourne aux alentours du millième degré. Bref, un divertissement jubilatoire pour les dignes descendants barbares des gladiateurs que nous sommes. La bonne nouvelle, c’est que le dixième épisode place la barre très haute. Mieux, il remet définitivement la série dans la course.

Puisqu’il faut bien le dire, si cette bonne vieille saga Mortal Kombat brillait de mille feux à l’époque (bénite) où les gens allaient encore en salles d’arcade, l’approche de l’an 2000 avait un peu poussé la saga aux oubliettes. Non pas que les épisodes arrêtaient de sortir. Non, bien au contraire. C’est juste que tout le monde s’en battait plus ou moins allègrement les couilles. Ce qui est d’ailleurs fort dommage, tant la série ne s’est (pratiquement) jamais vraiment vautrée dans l’errance. Disons que les épisodes n’étaient pas mauvais, mais ils n’étaient pas mémorables non plus. Sur PlayStation 2, tout le monde parlait de Tekken et Soul Calibur. Ce n’est qu’en 2011 que la saga est vraiment revenue dans les bonnes grâces du grand public, avec un épisode qui avait pas mal de belles choses à dire. Il avait d’ailleurs battu le record de ventes de la série, avec plus de 3 millions de copies vendues. Aujourd’hui, on peut clairement considérer que le clou est définitivement enfoncé. Il n’y a pas 36 manières de le dire : Mortal Kombat X est une tuerie. Ce jeu est sale, jouissif, drôle, à la fois accessible, exigeant, et superbement équilibré. Bref, c’est une véritable machine de guerre. Une arme de divertissement massive dont la vocation première reste avant tout de vous régaler entre collègues jusqu’au bout de la nuit, devant un écran plat et autour d’un pack de 26. Entendez par là que ce n’est clairement pas le jeu qui va ravir les vrais correux du Versus Fighting. On reste loin, très loin, de la profondeur de jeu et de l’exigence d’un Street Fighter IV. Alors que vous continuez à apprendre de nouvelles choses des années après avoir poncé Ultra Street Fighter IV, Mortal Kombat X est un titre qui propose du fun pratiquement clé en main.

Cela ne veut pas pour autant dire que vous allez vous emmerder dessus comme des rats morts, simplement que les coups sont dans leur globalité plus simple à sortir. Même constat pour l’attaque X-Ray, une sorte de charge spéciale que vous déclenchez en pressant deux misérables gâchettes. Encore faut-il savoir placer l’attaque au bon moment. Démarre alors une immonde salve de coups lors desquels des crânes sont enfoncés sans ménagements, des colonnes vertébrales se font briser, tout comme les fémurs, tibias et autres réjouissances de la structure du corps humain qui se font constamment déglinguer dans le jeu. Comme toujours, les personnages (ils sont 24) sont tous plus vicieux les uns que les autres. Si les anciens répondent bien entendu présents (Cage, Milena, Raiden, Sub-Zero, Baraka…), les huit nouveaux combattants/victimes apportent un joli vent de fraicheur, tout particulièrement du côté des méchants. On pense par exemple à l’empoisonnée D’Vorah qui peut balancer des nuées de frelons, ou bien Erron Black, un fou de la gâchette en Santiags. Il y a aussi Jason de Vendredi 13, et le mythique Predator. Mais pour ceux-là, vous allez devoir raquer un peu plus. C’est peut-être le seul vrai défaut de ce MKX (en plus de son scénario un peu soporifique) : sa politique de micro-paiement pue franchement la merde. Il faut se rendre à l’évidence, c’est visiblement le prix à payer pour être un gamer en 2015. Fatality.

MKX - VERDICT

Par Yox le

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