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Mickey Mouse, Castle of Illusion

Le château désillusion

Les vieux de la vieille qui tournaient sur Megadrive ou Master System se rappellent peut-être de Castle of Illusion. À l’époque les cartouches dominaient encore le monde, et ce bon vieux Mickey Mouse était plus que jamais dans la place avec ce jeu de plateforme qui avait su marquer les esprits. Aujourd’hui, c’est plutôt du côté de la 3D que l’égérie de Disney continue à officier, avec l’éminent Epic Mickey sorti il y a peu. Pourtant à l’image d’un certain Picsou avec l’excellent remake de Ducktales , la souris n’a pas perdue de vue ses racines, et surtout la manne pécuniaire qui va avec. Ainsi naquit pour la seconde fois le château des illusions. Jamais pour le meilleur, mais jamais non plus pour le pire.

Le gros truc dont tout le monde parle autour de cette nouvelle renaissance, c’est le mélange entre la 2D et la 3D. Le dynamisme des deux dimensions, la liberté de la troisième, tout ça réunis sous la même égide: l’idée a beau ne pas être nouvelle, elle reste foutrement attrayante pour le premier amateur de plateforme qu’on trouve dans la rue (même s’il faut de plus en plus chercher, on vous l‘accorde). Quelle ne fut donc pas notre déception face à la lenteur du gameplay, et surtout l’inutilité totale des phases en 3D ! Qu’on s’entende bien, il n’y a rien de scandaleux dans ce remake de Castle of Illusion. C’est juste que le résultat final peine à toucher du doigt le potentiel global du titre, et surtout les attentes légitimes que ce dernier a engendrées. Tout était pourtant là: une histoire toute mignonne avec Minie et la vilaine sorcière, quelques boss sympathiques, une création artistique remaniée de A à Z, une modernité plus que bienvenue, et enfin des niveaux on ne peut plus attrayants fidèles au jeu d’origine. Forêt enchantée, étendue de sucreries, horlogerie maléfique ou encore monde de jouets: il y a toujours une surprise au-delà des différentes portes du château des illusions. Seulement la désillusion là voilà: les niveaux sont trop peu nombreux. Tellement peu nombreux que l’on pourrait presque entrevoir les euros du prix initial dégringoler toutes les 10 minutes de jeux. À la fin nous y voilà: vous venez de vous alléger de 13 deniers en une poignée d‘heures, et ce, sur l’autel de quoi? Un trip nostalgique, une belle réactualisation. Mais guère plus.

Si on ne présente plus l’impact de son univers féerique, cette réactualisation d’un mythe que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre peine un peu à combler les attentes. À trop vouloir se concentrer sur un visuel abouti, une narration chiadée, et une voix off sympa mais dispensable, Castle of Illusion en a oublié le principal: être un aussi bon jeu de plateforme que son illustre prédécesseur.

Mickey COI - VERDICT

Par Yox le

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