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Table rase pour la célèbre série d’infiltration qui entame enfin sa vraie mutation avec ce prologue au cinquième épisode. Changement de prise en main, changement de casting vocal, changement de génération. Mais s’il y a bien une chose qui ne change pas, ce sont les habitudes commerciales. Ground Zeroes n’est ni plus ni moins qu’une démo plus longue que la moyenne, sur laquelle les plus passionnés pourront passer plus d’une dizaine d’heures. Un prologue de l’attendu Metal Gear Solid V, comme la mission du Tanker l’avait fait avec MGS2. Mais puisque le plaisir de jeu ne se quantifie pas et que l’expérience n’a pas de valeur, on ne peut que vous inciter à jeter un œil sur cette mise en bouche plutôt alléchante qui laisse inaugurer le meilleur pour la suite.

Paz et Chico capturés et emprisonnés sur une île, la visite de l’ONU en ligne de mire, l’inspection du Metal Gear Zeke : ça sent le roussi pour les Militaires Sans Frontières, l’organisation privée inaugurée par le célèbre Big Boss (désormais incarné par le charismatique et talentueux Kiefer Sutherland). Bon, concrètement, Ground Zeroes, c’est une grosse mission qui se boucle assez rapidement et qui donne un avant-gout très positif de The Phantom Pain, tant sur le point de la prise en main revisitée entièrement que sur l’inauguration d’un monde ouvert encore inédit dans la série. L’ensemble est ponctué par des petites missions totalement inutiles, uniquement présentes afin de satisfaire le fan de la série et le consommateur qui déboursera une vingtaine d’euros pour ce prologue. Le genre d’acte qui se commet sur un coup de tête et qui se juge seul, face au miroir. La véritable question n’est pas de savoir quel type de joueur vous êtes, mais quel homme en règle général. Bon, c’est peut-être un peu tiré par les cheveux, mais dans le fond, on touche quelque chose.

À l’image d’un héros classique de tragédie grecque, il parait évident que Kojima, maudit par les dieux du talent, ne sera jamais en mesure de se détacher de sa destinée. A savoir son affiliation au produit qu’il a enfanté il y a plus de vingt ans. Passer le relai au risque de voir son bébé dénaturé ? Plutôt sacrifier sa vie au profit de millions d’esprits, encore nostalgiques d’une certaine époque où la série MGS se conjuguait avec révolution technique et claque scénaristique. Seulement voilà, le temps passe, passe, et beaucoup de choses ont changé. Et s’il y a bien une chose qui demeure intacte, c’est l’ambition de Hideo Kojima de proposer des expériences uniques, marquantes, qui ne laissent pas le joueur dans l’indifférence totale. Si le pari n’est pas totalement relevé pour le moment (principalement à cause de la forme même du produit), il faut bien avouer qu’on n’avait pas ressenti autant d’empathie pour un héros de la série depuis le troisième épisode. MGS4 clôturait de manière perfectible le plus gros chapitre de la saga. Avec ce nouvel épisode, la série s’ouvre à de nouveaux horizons beaucoup plus alléchants, beaucoup plus pertinents, beaucoup plus en phase avec son époque.

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MGSV GZ - VERDICT

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Par Sholid le

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