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Quatre années se sont écoulées depuis la chute des Patriotes. Et ce bon vieux Raiden n’a pas délaissé les armes pour autant puisqu’il occupe un poste important au sein d’une société de sécurité. Sur le terrain, c’est lui l’homme de main. Puis c’est la branlée, l’échec, le Fail de sa carrière. Il échoue à sa mission et se fait en plus défoncer dans tous les sens du terme. Mais ce n’est que pour mieux revenir, sous les traits d’un Ninja Cyborg affamé de vengeance.

DURACEL ULTRA

Vous vous souvenez des actions de malade que Raiden faisait dans MGS4 ? Quand il se mettait à découper des Gekkos par groupe de trois ou quatre en faisant la toupie ? Ces actions, c’est ce qu’on vous propose de faire dans Metal Gear Rising. Bien entendu, c’est un peu plus subtil et profond que ça. Comprenez bien : deux touches permettent d’exécuter des combos plutôt hardcore, avec les mains, comme avec les pieds. D’une pression de la gâchette gauche, on active le Blade Mode, qui permet de prendre le contrôle de la découpe au Katana. C’est peut être délicat à maitriser au début mais, passé quelques heures de jeu, on se surprend à se prendre pour un cuistot japonais en train de préparer un carpaccio de saumon. Ici, le carpaccio, ce sont les ennemis. Le bestiaire est assez varié et devient par ailleurs de plus en plus casse-couilles au fil des heures.  Les boss ? Un enfer ! UN ENFER !! Vous allez complètement PETER UN CABLE ! Y’a pas d’autres mots. Ca fait mal  au début, mais une fois réussi, c’est jouissif. Si vous y voyez une quelconque allusion, c’est votre problème.

L’ENFANT BATARD

Dans l’ADN de MGR, il y a un peu de MGS. On retrouve les alarmes, le codec, les célèbres gimmicks de la série (les cartons, les barils, les points d’interrogations, etc.) et même des bribes de scénario. En effet, les Patriotes et les SMP sont à de nombreuses fois évoqués. Il y a même un personnage central de MGS4 qui refait une apparition surprise. Cependant, on coupe court aux espoirs.  Snake est absent, sûrement six pieds sous terre en train de se décomposer. Le scénario, quant à lui, est bel et bien présent et propose une vision assez logique de la suite des évènements qui découlent de MGS4. La chute des Patriotes n’a pas suffit à arrêter définitivement l’économie de guerre, au même titre que le trafic des enfants soldats. C’est justement ce phénomène qui amène Raiden à perdre le contrôle de lui-même et à se transformer en Jack L’Eventreur. Une fois ce mode activé, c’est la boucherie assurée. Les attaques pleuvent à torrent et les ennemis n’ont plus que leurs yeux pour pleurer … Sauf si vous avez déjà découpé leurs glandes lacrymales.

LE SPIN-OFF QUI A TOUT D’UN GRAND

MGR est à prendre comme un délire qui tape sans arrêt dans la démesure.  Des actions invraisemblables de Raiden à la prise en main décomplexé, ce spin-off tape là où sa fait mal. Malgré sa réalisation et des décors vraiment pas inspirés, le jeu parvient à scotcher sans jamais lasser. Heureusement, la soundtrack aux tendances Rock’n’roll électrise le joueur, le motivant tout le temps à se défoncer pour …défoncer ses ennemis. C’est aussi simple que ça !  Il faudra compter environ sept heures pour voir le bout de l’aventure principale, sachant qu’il faudra s’attendre à essuyer de nombreux échecs sur certaines phases de jeu. Le boss final ? Attendez de le voir, vous allez pleurer et suer devant votre écran.  Ceux qui ont déjà torché Bayonetta comprendront. Pour ceux qui souhaiteraient prolonger l’aventure, il reste toujours les missions VR, inspiré des missions de MGS2. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus passionnant mais ça permet de passer le temps entre deux missions intenses.

> Voir le trailer de Metal Gear Rising: Revengeance

Avec MGR, on marche en équilibre sur une ligne à haute tension. En mêlant des thématiques aussi sérieuses que la guerre et les enfants soldats à un personnage complètement instable sur le plan psychologique, on obtient une nouvelle tuerie de Platinum Games. Ces mecs n’ont définitivement plus rien à prouver dans le genre du Beat’em all.  On fermera les yeux sur la réalisation peu inspirée pour profiter pleinement d’un spin-off qui a de la gueule, malgré tout ce que les grands fans invétérés de la licence peuvent déblatérer.

MGR - VERDICT

Par Sholid le

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