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Mercenary Kings

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Il a la gueule d’un hommage à Metal Slug. Il a l’odeur d’un hommage à Metal Slug. Mais Mercenary Kings n’est pas un hommage à Metal Slug. Quoi qu’on en dise, il en faudra bien plus que ça pour atteindre le niveau jubilatoire des joutes du titre culte de SNK. Ça n’empêche pourtant pas Mercenary Kings de dégainer des arguments de poids pour faire défiler les heures comme des minutes pad en main. On pense notamment à ce système de craft ultra poussé, au côté coopération sur lequel on n’ira pas cracher, et plus généralement, à la proposition globale du jeu que l’on qualifiera volontiers de plus qu’honnête.

On ne saura que vous recommander d’au moins laisser une chance à Mercenay Kings. Il est vrai qu’au premier abord, le jeu a franchement de quoi laisser s’échapper quelques soupirs bien blasés. Des niveaux peu inspirés, une jouabilité qui confond rétro et datée, des missions peu passionnantes, etc. Pour peu que vous soyez en solo, on serait tenté de ne pas pousser l’expérience plus loin. Ce serait pourtant passer à côté d’une belle opportunité de claquer de nombreuses heures online, en compagnie d’une poignée de potes amateurs de run & gun de la bonne époque. De nombreuses heures, car en plus de posséder un univers 8-bit joliment taffé, le titre jouis surtout d’une marge de progression assez colossale. Comme le bon rouge, le jeu se bonifie réellement avec le temps. On reconnait bien là les créateurs du sympathique jeu Scott Pilgrim, sorti il y a quelques années. Via un système de craft assez dément, le joueur est invité à se créer pièce par pièce des armes qui vont du shotgun sympa, au véritable monstre de destruction. Les mecs se sont littéralement tout permis : magnum glacial de l’extrême, dragon cracheur de feu, épée électrique, pluie d’acide, balles autoguidées qui traversent les murs, et on en passe.

Mention spéciale pour le miaou gun, un chat tout mignon que l’on tiens par la queue, alors qu’il tient lui-même un flingue entre ses pattes. Ce n’est pas mignon ça ? On prendrait presque plaisir à looter inlassablement les niveaux pour se créer des engins pareil. Tant pis que la gestion de certains matériaux soit mal foutue, ou que les créateurs du jeu aient allègrement tiré sur la corde en recyclant les zones de manière franchement scandaleuse. On parle ici d’une dizaine de niveaux, pour une centaine de missions. Si la pilule parvient plus ou moins à passer, c’est uniquement grâce à la taille conséquente des différentes maps, qui se révèlent aussi ouvertes que labyrinthiques. C’est dans ce genre moment que l’on est content de savoir se servir d’une carte. On apprécie aussi la flopée de boss, le bestiaire varié, le côté arcade et le défouloir général. Ce sont dans le fond tous les ingrédients éprouvés d’une formule qui était gagnante dans les 90’s, et qui n’a aucune raison de ne plus faire effet 20 ans plus tard. N’en déplaise aux putains de blasés, qui attendaient que le Playstation Plus de Sony leur offre jeu triple AAA tous les mois au lieu d’un honnête jeu de la scène indépendante. Tu veux quoi aussi, une pipe parce que t’as acheté une PS4? Monde de merde.

Mercenary Kings - VERDICT

Par Yox le

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