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Lords of the Fallen

No pain, No gain

Il faut souffrir pour être bon. Plus qu’un leitmotiv en vogue ces deniers temps, la difficulté outrancière est en train de devenir un véritable fonds de commerce. À l’heure où l’impossible est devenu un argument de vente, Lords of the Fallen débarque avec la ferme intention d’avaler sa part du gâteau, aujourd’hui largement dominé par la redoutable série des Souls. Une très bonne nouvelle, qui amène un peu de concurrence sur cette scène à la fois impitoyable, et très exclusive. De ce fait, on attendait beaucoup de Lords of the Fallen. Un titre exigeant, bien ficelé, qui puisse dignement croiser le fer avec Dark Souls. Hélas, on se contentera d’une alternative assez laxiste, qui enchaine les bonnes idées sur le papier, mais qui peine à délivrer sur la longueur. Et croyez nous, ça nous fait bien chier de le dire.

On avait envie d’y croire à ce Lords of the Fallen, sincèrement. La bonne surprise sortie de nulle part, qui promettait des soirées tumultueuses, les yeux injectés de sang devant un écran. Le truc, c’est que le titre de CI Games est loin de s’élever à la hauteur de son modèle assumé. Il faut dire ce qui est : c’est moche, partiellement chiant, le gameplay est atrocement lourd, et pourtant, vous allez quand même le saigner comme des salauds des nuits entières. Pourquoi ? Parce-que comme Dark Souls, comme Super Meat Boy, comme n’importe quel jeu un tant soit peu difficile, votre esprit de compétition rentre-dedans vous poussera à aller toujours plus loin. Dans le fond, rappelez-vous que vous n’êtes qu’une créature de dieu en soif de progrès permanent, qui possède dans ses gènes le besoin de se dépasser physiquement et mentalement. Toute votre vie est basée sur la notion de progression. Sur le level up comme diraient les rôlistes. Ce n’est pas un secret si les Souls remportent un tel succès. Des titres de rebuts, que vous pouvez à la fois vénérer et détester de tout votre être. C’est-ce qui fait à la fois le mystère et la beauté de titres comme Lords of the Fallen, qui continuent à fédérer sans avoir à dépenser le moindre denier en marketing.

Pour résumer, Lords of the Fallen peut à tout moment tourner au véritable cauchemar, pour peu que vous soyez un peu trop pressé d’avancer. Les âmes innocentes qui joueront à ce jeu comme à un action-RPG classique risque bien de se faire brutalement casser la gueule dès le premier boss. C’est la recette Dark Souls, qui tire toute sa substantifique moelle dans l’usure, la crispation, et les hectolitres de sueurs qui dégoulinent de longues minutes avant ce soulagement profond et salvateur. Celui d’abattre un gros ennemi, un boss, ou tout simplement d’avoir survécu jusqu’à la prochaine sauvegarde. Une libération qui prouve une fois de plus que le bonheur est fait de petits riens. Et que dans le fond, qu’importe le mal : ce qui compte c’est la délivrance. C’est-ce moment où vous allez poser votre manette tremblotante, avant de reprendre de plus belle cinq minutes plus tard, allégé du poids de votre vessie que vous aviez mise sur « off » 3 heures plus tôt. Toi, cher lecteur qui attend Bloodborne de pied ferme et qui voue un culte à Dark Souls, tu ne seras pas dépaysée par Lords of the Fallen. Tu seras simplement déçu de son gameplay limité, de sa durée de vie tristounette, et de ses doublages français comme je n’en avais personnellement plus vu depuis Ken le Survivant. Dans le fond, si le titre de CI Games avait eu un quart de l’exigence qu’il a pour le joueur envers lui-même, on aurait aisément pu parler de réussite.

Lords of the Fallen - VERDICT

Par Yox le

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