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Il y a peut-être quelques mecs qui se souviennent de Heritage of the Future, l’adaptation Dreamcast du manga Jojo’s Bizarre Adventure. Déjà à l’époque, ce jeu de baston 2D assez furax avait su se démarquer des Street Fighter et autres Marvel vs Capcom, en jouant notamment sur l’univers absolument barré du manga dont il s’inspire. À l’écran, c’était le chaos constant. Les attaques surréalistes fusaient de nulle part, toujours dans un déferlement chromatique qui aurait tué un épileptique avant la fin du premier round. Presque 15 ans plus tard, c’est toujours autant le bordel. Ça hurle dans tous les sens, ça balance des attaques spéciales à tire-larigot, ça humilie les adversaires sans arrêt, bref : c’est toujours autant le bonheur. On ne peut à ce stade que vous recommander chaudement la découverte de cette licence hors du commun.

La plèbe du net a souvent tendance à associer ce All Star Battle à un pur produit fan service, « qui risque de lasser les autres joueurs de marbre » nous dit-on. C’est surement l’une des plus grosses conneries que j’ai lue à propos du jeu. Il est en effet difficile de rester indifférent à un casting aussi barré, au look purement scandaleux, ou bien à cette prise en main aussi violence qu’immédiate. Les nombreux délires totalement assumés du titre en font dans le pire des cas une curiosité. Un truc qui vous titille un minimum l’esprit, qui donne envie d’en voir plus. De prendre la manette, au moins une fois. Parce que ce n’est pas tous les jours qu’on nous sert des jeux qui autorisent les bastons de chevaux, ou bien qui te filent l’opportunité de combattre avec un type surnommé Jean-Pierre Eiffel. La prise en main est d’ailleurs bien plus simple qu’un Super Street Fighter IV, puisque les combinaisons de touches sont à peu près les mêmes pour chaque perso. Ça envois du quart de cercle à gogo, de l’attaque ultime, de la choppe, de la parade. Bref, le gros classico. Dommage qu’il ne faille pas passer par la case entrainement plus d’une fois. La profondeur de jeu semble ainsi au premier abord limitée, surtout à cause de certains déplacements un peu obtus. Mais il suffit de gratter un peu pour découvrir tout un tas de subtilités qui réunissent tous les ingrédients d’un bon petit jeu de combat. En utilisant le principe de la 2.5D, les papas de Naruto Ultimate Ninja Storm 3 se sont assuré une base solide pour des affrontements sans merci, et plutôt intéressants.

On pense par exemple à la présence des esquives stylées, qui permettent de contrer assez salement. Il y a aussi les cancels, qui peuvent rallonger les combos si vous vous démerdez bien. Même les provocations ont enfin une utilité, puisqu’elles réduisent la jauge de super adverse, en terrorisant votre opposant. Les 32 protagonistes ont d’ailleurs tous une spécialité, qui peut aller du pouvoir de l’onde (qui permet de se recharger en super), au vampirisme (drainer la vie de l’opposant), jusqu’au stand, une sorte de manifestation physique de votre force qui combat à vos côtés. Un peu à la manière d’un Persona 4 Arena pour ceux qui connaissent la saga des Shin Megami Tensei. De quoi assurer plusieurs heures de roustes intensives, soutenues par une mise en scène assez diabolique. Ça reste tout de même bien moins violent que le manga ou l’animé, qui voit régulièrement son lot de membres coupés, lorsque ce ne sont pas les protagonistes eux-mêmes qui se font couper en deux. Le mode story est à ce titre plutôt complet, et revient sur les événements de sept actes répartis sur une centaine de mangas. On regrette tout de même certains chapitres expédiés à la vitesse de l’éclair, et un manque assez criant d’arènes. Même constat pour ce mode campagne dégueulasse, qui semble plus être un prétexte pour balancer une tonne de micros paiement qu’un vrai mode de jeu à part entière. Ça aurait été trop beau pour être vrai.

Jojo BA - VERDICT

Par Yox le

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