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Injustice, God’s among us

Caprice de Dieux

En attendant de voir (un jour ?) l’adaptation cinématographique de la Justice League, la réunion des plus grands fans de combinaisons moulantes aura lieu sur console. C’est avec Injustice que les super héros et les vilains de DC Comics ont décidé de se fracasser la tronche, dans un jeu de combat brutal en 2D. L’occasion de rectifier le tir après un DC Universe VS Mortal Kombat complètement à la ramasse. Rassurez-vous, le challenge est relevé avec un titre qu’on ne supposait pas être aussi bon !

SLIDERS, LES MONDES PARALLÈLES

Quand les développeurs de NetherRealm décident de s’attaquer à la licence DC Comics, on sait que le résultat risque d’être au pire satisfaisant. Depuis la renaissance de Mortal Kombat, le studio a gagné la confiance des joueurs. Tous les yeux se tournent directement vers le mode histoire d’Injustice, puisque celui de Mortal Kombat était plutôt sympathique, bien qu’ayant redonné ses lettres de noblesse au mot « Kitch ». La recette n’a pas vraiment changé dans Injustice. Concrètement, et surtout pour faire court, tous les super héros et vilains de notre dimension sont expulsés dans un univers parallèle, dans lequel Superman est devenu un dictateur. Les rôles sont alors inversés : les gentils deviennent méchants, et les méchants deviennent « presque » gentils. Pendant quatre heures, il faudra enchaîner les combats, chapitre après chapitre, en incarnant plusieurs héros et vilains du casting. Malheureusement, il faudra se taper des doublages justes pitoyables, et une réalisation perfectible. Après tout, on veut bien fermer les yeux sur ce détail, puisque les combats sont à la hauteur de ce qu’on attendait. Car c’est là la véritable force d’Injustice, proposer un jeu de combat nerveux, violent, brutal, avec une prise en main dépourvue de toute prise de tête.

TOUCHE PAR LA GRÂCE DIVINE

Manette en main, contrôler les membres du casting d’Injustice est d’un régal divinement efficace. Trois touches permettent d’envoyer des salades de phalanges et autres coups de pieds, pendant qu’une seule et unique touche permet d’activer un atout, propre à chaque personnage. Batman peut par exemple appeler en renfort une nuée de chauves-souris, Superman peut augmenter la puissance de ses pouvoirs alors que Green Arrow peut décocher quelques flèches sur son adversaire. Vous saisissez un peu l’esprit du concept. En bas de l’écran se situe une jauge qui se remplit en fonction des coups donnés et reçus. Celle-ci sert à augmenter la puissance des gros combos de chaque persos, ou encore à déclencher une attaque ultime qui en mettra plein la vue. Ce qu’on aime par-dessus tout dans Injustice, c’est la violence avec laquelle les personnages règlent leurs comptes. Même les arènes sont interactives. Une armoire qui traine en arrière-plan, une pression de touche et c’est l’adversaire qui avale ses dents. Inutile de se voiler la face, c’est même ce qui fait l’intérêt principal d’Injustice, voir des héros et vilains se défoncer sans concessions !

ALL STARS GAME

On en oublierait presque de vous parler de l’essentiel: le casting du jeu. Pas de déception, ou presque de ce côté. Les plus grands noms de DC Comics ont répondu à l’appel, et profitent tous d’un design moderne, et surtout convaincant. Batman, Superman, Green Lantern, Green Arrow, Flash, Joker, Harley Quinn, Lex Luthor, Sinestro, et de nombreux autres sont disponibles. Les rabats joies diront que tous ne sont pas aussi célèbres que les grosses têtes d’affiche. Mais peu importe, c’est l’occasion de réviser la riche mythologie de DC Comics. Du côté des modes de jeu, il y aura de quoi faire, surtout en solo. Entre le mode histoire, le mode arcade qui contient une cinématique finale pour chaque personnage, et le mode S.T.A.R Labs qui propose de gagner des combats en réalisant plusieurs objectifs, autant dire tout de suite qu’une dizaine d’heures vous attendant avant d’en voir le bout. Dommage qu’on ne retrouve pas la même variété et quantité de contenu en multi. Un dernier mot sur la réalisation. On ne tient pas le jeu de l’année sur ce point, surtout lorsqu’on décide de s’attarder un peu trop longtemps sur certains détails. Mais force est de constater que dans l’ensemble, Injustice est plutôt agréable à regarder. Que demander de plus ?

Les Dieux sont parmi nous et on est heureux de leur offrir notre pognon en guise d’offrande. Pour la première fois, on prend plaisir à incarner les héros de DC Comics dans un jeu de combat qui ne fait pas dans la dentelle. Simple, mais subtilement profond, efficace, mais grossièrement jouissif, Injustice ne fait jamais honte, sauf peut être lorsqu’il s’agit de le regarder de trop prêt, ou d’écouter ses doublages plus caricaturaux qu’un téléfilm mexicain. Même s’il reste perfectible sur plusieurs plans, il serait bête de passer à côté d’Injustice, surtout quand le genre connait actuellement une traversée sévèrement aride.

Injustice - VERDICT

Par Sholid le

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