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InFamous, Second Son

Fame or Shame

C’est toujours sympa de jouer à un jeu vidéo où votre destin n’est pas scellé dès le prologue. Dans le genre, on pense forcément aux Elder Scrolls, Fallout, Mass Effect, mais aussi à l’excellent Dishonored. Comme ce dernier, InFamous vous propose de tracer votre propre voie entre le bien et le mal, en faisant appel à tout un tas de décisions manichéennes qui influeront sur votre parcours au fil de l’aventure. Mais au-delà de ça, Second Son est surtout un formidable défouloir sensé vous donner un prétexte de plus pour lâcher votre salaire dans une PS4. Et vu la gueule du jeu, on peut dire que les arguments sont plus que jamais de taille.

Malgré leur discrétion, les deux premiers volets d’InFamous sortis sur Playstation 3 étaient plus qu’honnêtes. En plaçant le joueur dans la peau d’un super héros frappé par la foudre, les créateurs de Sly Racoon signaient un éclair de génie. Le genre d’éclair qui puise toute sa force dans une liberté d’action totale. Second Son exploite plus que jamais ce concept. Lâché au beau milieu des rues de Seattle, on apprécie le choix qui est laissé au joueur de décider de ses actes. D’être le sauveur de ses dames, ou bien la raclure ultime. Il n’y aura jamais de game over à la Assassin’s Creed parce que vous avez tabassé trop de passants, ou bien parce que vous avez grillé tout le trafic en balançant une bombe de fumée ardente directement sortie de votre main droite. Ce sera juste un élément de plus qui fera que tout le monde en ville vous détestera encore plus que la veille. Ce qui concrètement découle sur de nouveaux pouvoirs, et des missions exclusivement jouables pour les connards de votre espèce. Plus que jamais, les choix karmiques sont au centre de l’équation de Second Son, qui peine pourtant à trouver un juste milieu entre le bien et le mal. En résumé, une fois que vous avez pris votre première décision, tout est fait pour que vous soyez soit 100% héros soit 100% enflure. C’est un peu le problème de la série, elle ne voit jamais les choses en gris.

Ceci étant dit, les pouvoirs restent bel et bien le truc qui va vous scotcher à la manette comme un gosse de 12 ans. Bien plus que le scénario assez foireux, ou bien cette ville techniquement au top qui rend hommage à la console. Plongé dans le berceau du grunge, on court, on frappe, on vole, on se propulse dans des conduits d’aération, on dévale les murs à la verticale, et on déclenche de véritables tempêtes de feu juste pour le plaisir. Les effets de particules volent dans tous les sens, le décor se fait souffler sous nos pas, et à ce stade, on réalise que ce n’est pas si mal de posséder la nouvelle console de Sony. Sérieusement, si ça ce n’est pas la définition même du fun, je ne m’y connais pas. D’autant plus que non content de vous décalquer la rétine, l’environnement du jeu est parfaitement étudié pour coller aux multiples pouvoirs qui seront vôtre. En effet, le nouveau héros Delsin Rowe est un peu à InFamous ce que Malicia est aux X-Men. Soit un aspirateur humain à superpouvoirs, qui garantit à lui seul bon nombre d’heures de joie et d’allégresse. Ce n’est malheureusement pas autant qu’on aurait pu l’espérer. Dans le sillage de la triste mode actuelle, le jeu est court. Trop court, malgré pléthores de missions annexes. Alors qu’un Infamous 2 allait jusqu’à proposer un créateur de contenu, Sucker Punch n’a semble-il même pas été foutu de coder quelques challenges de courses à l’arrache, qui auraient au moins eu le mérite de nous donner quelque chose de plus à faire dans cet environnement sublime et ultra chiadé. Un terrain de jeu qui reste malheureusement assez sous-exploité.

InFamous SS - VERDICT

Crédit image (modifiée), Assets1.

Par Yox le

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