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Hohokum

Hold Your Colours

Lancer Hohokum pour la première fois, c’est un peu comme se retrouver lâché au beau milieu d’un pays lointain, entouré de types qui parlent une langue dont vous ne comprenez pas un traitre mot, le tout avec une dose assez considérable de LSD dans le système. Vous êtes complètement à la ramasse, vous ne comprenez rien à ce qu’il se passe, et c’est exactement le but recherché. Aux commandes d’une sorte de serpent psychédélique, Hohokum offre avant tout une parenthèse dans votre quotidien de joueur, qui n’a aucune autre ambition que celle d’aspirer votre cerveau dans un océan de couleurs criardes. Un spectacle son et lumière qui ne laisse généralement dans son sillage que deux types de réactions : soit vous vous laissez emporter, soit vous vous en foutez éperdument.

Avec un concept aussi perché, pas étonnant que le nouveau titre du Studio Santa Monica laisse autant de monde sur le carreau. Aussi incroyable que ça puisse paraitre, les gens ne sont généralement pas vraiment fans des couleurs épileptiques qui fracassent la rétine. Pourtant, il découle réellement un certain plaisir à parcourir les tableaux abstraits de Hohokum. Développé par deux jeunes britanniques (Ricky Hagget et Richard Hogg), le titre a au moins le mérite de ne proposer aucune forme d’assistanat. Livré à lui-même, c’est en effet au joueur de découvrir tous les secrets de cette fresque chromatique au dépaysement constant. Aux commandes de votre serpent arc-en-ciel, les interactions semblent dans un premier temps limitées : avancer, tourner, virevolter, accélérer, ralentir… et c’est à peu près tout. Tout l’intérêt du jeu provient ici des différentes interactions que vous pouvez avoir avec les nombreux éléments qui constituent les décors du jeu. Par exemple, en fonçant droit sur ce cercle, ce dernier va me faire rebondir. En passant sur cet arbre, il va changer de couleur. En percutant cette sphère, tout le niveau va inverser ses gammes chromatiques, puis la musique va s’accélérer, signe que vous êtes sur la bonne voie.

Mais la bonne voie pour faire quoi ? Bonne question. Dans son apparente anarchie, Hohokum a tout de même un but caché : celui de réunir tous les autres serpents (baptisés Friends) qui sont cachés dans les différents niveaux. En débloquant un nouveau serpent, vous vous rapprochez inexorablement de l’épilogue. Car c’est là que réside tout le sel du jeu : malgré son aspect aléatoire, Hohokum possède bel et bien une logique. Une logique qui lui appartient certes, mais une logique quand même. À vous d’en comprendre les rouages en expérimentant tout un tas d’interactions, avant de trouver la bonne. C’est d’ailleurs dans ces moments là que le jeu peu devenir frustrant. Vous tournez souvent en rond, sans comprendre les tenants et les aboutissants d’une pièce. Et le mal de crâne visuel prend alors une ampleur cérébrale. À ce moment-là, vous aurez surement envie de quitter le jeu, avant de vous rappeler que rien ne vous oblige à bloquer sur un niveau. Mieux, rien ne vous oblige à résoudre les niveaux tout court. Le jeu étant (presque) entièrement accessible dès le début, certains se contenteront d’explorer à l’infini les différents tableaux, de voguer au grès des ambiances et des envies, juste histoire de décrocher. Dans le fond la direction importe peu, tant que l’on continue d’avancer.

Hohokum - VERDICT

Par Yox le

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