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Grid 2

Dérapage mal senti

Voilà quelques années que le studio Codemasters explose la concurrence dans le circuit des jeux de courses, trustant la pôle position avec des titres phares comme la trilogie Dirt ou plus récemment les excellents Formula 1. Parmi eux: Race Driver Grid, un titre mi-arcade, mi-simu qui avait su convaincre les foules en proposant des sensations au top, un contenu cohérent, et des détails à la pelle qui finissaient par faire la différence. 4 ans plus tard, la licence ressort des stands avec un objectif: réitérer l’exploit. Peine perdue, le Grid nouveau – bien que sympathique – peine à tenir la distance de son ainé.

AROUND THE WORLD

Tradition des jeux de courses: on débute l’aventure au plus bas de la chaine. L’objectif? Conquérir le monde en ralliant les pros de la discipline du monde entier à votre cause, dans le but d’organiser un énorme championnat. L’occasion de se lancer dans une tripotée d’épreuves où vous allez devoir faire parler la gomme pour l’emporter. En piste, force est de constater que les sensations sont bien au rendez-vous. Les moteurs rutilent, la carrosserie claque, les crashs impressionnent et le cocktail de simplicité et d’efficacité fonctionne à merveille. Soucis d’accessibilité, le titre est devenu diablement plus arcade, sabrant au passage toutes notions de réglages, ainsi que d’aides à la conduite. Ce sera le même pilotage pour tout le monde, et tant pis pour les puristes. Un choix qui annonce clairement la couleur et qui en fera déchanter certains. D’autant que cette conduite s’avère tout de même paradoxalement assez pointue, voire hasardeuse dans ses collisions, avec une sérieuse affection pour l’art du tête à queue. En somme, pas de quoi non-plus foncer dans le tas à la Need For Speed. Enfin, notons la présence des désormais récurrents flashbacks qui permettent de rectifier le tir lors de mauvaises trajectoires. Dommage qu’ils ne s’en soient pas servis pendant le développement…

HORSEPOWER

Finalement, ce qui frappe le plus dans Grid 2, c’est la manière dont il s’évertue à s’enraciner dans un classicisme affolant, alors que son prédécesseur enfonçait les barrières et renversait les codes. Les caisses sont déjà vue (malgré un tunning sympa), les circuits crèvent de banalité (à quelques exceptions près comme Paris ou Dubaï), les graphismes n’explosent pas la rétine, les épreuves sont toutes jouées et rejouées (Elimination, Drift bien mais sans plus), et enfin, le tout est plombé par une progression plutôt répétitive, qui exploite au final assez mal les nombreux tracés. Résultat? L’ennui peut bien vite pointer le bout de son nez. Et vous le savez, quand on s’endort au volant, le crash n’est jamais bien loin… On notera bien ces menus toujours aussi séduisants, changeant de décors entre chaque saison. Mais qu’en est-il devenu de la fameuse vue cockpit? Où est passé le coéquipier? En lieu et place, nous avons seulement droit à un agent radio bourré de précieux conseils: « Essaye de prendre un peu de vitesse pour aller plus vite » Franchement fallait pas. Enfin, le multijoueur – pourtant bourré d’idées novatrices – se transforme bien vite en gros bordel. Mouais.

Bien loin de la véritable sortie de piste, Grid 2 reste un bon jeu de course qui comblera nombres de joueurs en quête d’un titre efficace, sans prise de tête, et un minimum pointilleux. Dommage que cette suite se contente aussi académiquement de suivre les traces de ces prédécesseurs, sans la fougue de ces derniers. C’est un fait : la sagesse ne lui sied définitivement pas.

Grid 2 - VERDICT

Par Yox le

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