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Fuse

Tous pour un

Lorsque le studio Insomniac Games s’est attaqué à la plateforme 3D en 2002, ça a donné l’excellent Ratchet & Clank: une des licences les plus attachantes et les plus abouties jamais créé, pouvant fièrement se targuer de trôner aux côtés des Crash Bandicoot et autres Jak & Daxter. En 2007, c’est avec Resistance que l’équipe frappe à nouveau, en accouchant d’une trilogie de FPS qui ont su marquer la Playstation 3. Aujourd’hui, le studio de Ted Price s’attaque à Fuse, un shooter coopératif, qui sans renier une certaine efficacité, délaisse l’essentiel de ce qui rend les jeux Insomniac si attachant: une âme.

CULT OF PERSONNALITY

Un quatuor de mercenaires ne respectant que la hiérarchie et l’égalité des sexes se lance dans une mission sous haute tension pour arracher le « Fuse » – sorte de super substance hautement instable – des mains d’un éco terroriste qui menace d’éradiquer la moitié de la population pour apporter la paix. Vous avez dit passionnant? Pas vraiment. Pire, ce scénario nanaresque se prend au sérieux de A à Z, se contentant, pour relâcher la pression entre 2 fusillades intenses, d’une misérable vanne sur le déhancher d’une des demoiselles de l’équipe. Pour faire simple: vous n’écoutez pas ce qu’ils disent, vous l’entendez. Et vous vous en foutez. Car si il y a bien une chose à laquelle Insomniac ne nous avait pas habitué, c’est une pauvreté d’univers abyssale qui va des dialogues jusqu’aux environnements, sans oublier les protagonistes principaux. C’est un fait, on aurait bien aimé que nos super-soldats braquent un peu de personnalité à l’épicier du coin.

OVERSTRIKE

Qu’à cela ne tienne, Fuse compense par une efficacité proche du redoutable en coopération. Originalité du jeu (la seule), chaque protagoniste possède une arme unique. Bouclier sonique qui envoie valdinguer les assaillants, arbalète incendiaire, ou encore fusil plasma qui fait exploser chacune de ses victimes en provoquant des réactions en chaîne: il y a largement de quoi se faire plaisir, tout en élaborant diverses tactiques avec vos amis (qui ne seront pas de trop pour surmonter une difficulté exigeante). Il faut bien le reconnaitre, même si les configurations d’assaut sont bien souvent les mêmes (affronter des vagues d’ennemis dans des arènes données), que les phases « d’infiltrations » sont risibles (impossible de s’abaisser), ou que certains boss sont recyclés à l’extrême (3 à 4 fois): le tout s’avère plutôt jouissif. Malheureusement, si en coopération on est dans le tous pour un, en solo, c’est un pour tous ! Non pas que l’IA alliée soit mauvaise, mais c’est un peu la loterie… surtout en difficile lorsque – dépassé par les événements – vos alliés peine à vous réanimer si vous êtes à plus de 20 mètres. Ça vous apprendra à prendre des initiatives…

Avec Fuse, Insomniac brise la règle du « jamais deux succès sans trois » sur une même génération de console. Malgré une jouabilité prenante en coopération et quelques originalités, le shoot and cover des papas de Ratchet & Clank se retrouve noyé dans un océan de banalités pas attachantes pour un sous. Dans le même genre, on lui préfèrera très certainement le récent – bien que plus bourrin – Gears of War Judgement.

FUSE - VERDICT

Par Yox le

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