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Forza Horizon 2

On the road again

Une décapotable rutilante, un couché de soleil sur la Côte d’Azur et une route à virages sur flanc de mer, aussi vierge qu’une nonne prête à se faire ouvrir en deux en sixième vitesse : la saga Forza a toujours eu le sens de la carte postale. Plus particulièrement lorsqu’il s’agit de Forza Horizon, épisode dérivé en monde ouvert qui allie les joies d’une conduite plus accessible au sein d’un contexte qui ne doit pas être étranger à tous les festivaliers qui nous lisent. Des bagnoles de rêves, de la bonne musique, il ne manque plus que les pin-up en débardeurs Castrol pour compléter le tableau. C’est à se demander ce que réclame le peuple. Très sincèrement, on ne sait pas vraiment quoi demander de plus après avoir passé des heures à retourner les routes du Sud de la France et d’Italie.

Au volant d’une Ferrari Challenge Stradale de 2003, le premier réflexe est de penser au mythe de l’arcade Outrun. Sauf que la voiture glisse moins bien, et qu’on cherche encore la blonde pulpeuse sur le siège passager. Puis une horde d’avions de chasse vient frôler ce pare-brise parfaitement lustré qui est le vôtre, dans une action qui semble plus émaner d’une volonté de suicide collectif qu’autre chose. Et c’est à peu près là qu’intervient le moment où vous réalisez que vous êtes bien sur la suite de Forza Horizon, le jeu qui s’était entre autres éclaté à vous faire faire la course contre des avions dans le désert du Colorado, il y a déjà deux ans. Enfin une bonne raison de s’acheter une Xbox One ? Il semblerait bien. Il faut dire que le très chiche Forza 5 sorti il y a un peu moins d’un an ne sentait pas vraiment la rose. Bonne nouvelle : ici ce sont les parfums de tulipes, de lavandes et de vignes arrachées à coup de parechoc qui viennent s’entremêler avec les habituelles odeurs de sans-plomb et autre gomme de pneus. L’appel du grand air, la liberté absolue : voilà ce que propose avec brio ce Forza Horizon. En proposant au joueur de sillonner à la fois les routes goudronnées, et les chemins abandonnés tortueux, le titre de Turn10 divise l’ennuie par deux. Toute la progression du festival est d’ailleurs pensée pour ne dresser absolument aucune restriction. Les championnats s’adaptent à la catégorie de véhicules que vous conduisez à l’instant T.

Par exemple, vous pouvez enchainer une série de courses au volant de supers car sous un soleil de plomb, avant de vous retrouver 5 minutes plus tard à jouer des portières avec 11 autres types, dans une Jeep en morceaux aux couleurs de Jurassic Park, dévalant à tombeau ouvert un champ de vignes sous une pluie torrentielle. La mise en scène est d’ailleurs un des gros points forts du jeu, qui parvient aisément à nous plonger dans la folie de ce rassemblent automobile hors norme, que l’on se prend à fantasmer dans la réalité. La présence d’un DJ qui annonce les événements du festival a d’ailleurs une énorme tendance à rendre tout cela cruellement réaliste. On aurait presque pu lui en vouloir s’il n’avait pas eu la décence d’envoyer une des meilleures soundtrack de l’année. Pêle-mêle, on y retrouve les labels Ninja Tunes, Hospitality Records, mais aussi quelques-uns des cartons pop de l’année comme le dernier Little Dragon, ou encore Toro Y Moi. Histoire de calmer la fellation, on vous dira que la version 360 est exécrable, que la conduite sympathique a cependant un peu le cul entre deux chaises, et que la claque graphique ne répond pas vraiment présente. Et ce, même si les niçois devraient aisément reconnaitre Massena ou bien la prom. Un bien moindre mal qui n’empêche pas Forza Horizon 2 d’être le bon jeu de course new-gen que tout le monde attendait. Il était temps.

Forza Horizon 2 - VERDICT

Par Yox le

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