Pour améliorer votre expérience , nous utilisons des cookies sur notre site Web.
Si vous continuez à naviguer sur ce site, vous acceptez d'utiliser des cookies sur le site Internet Sick Magazine . Ok En savoir plus

Forza 5

Porno Automobile

En mettant d’emblée le joueur au volant d’une McLaren MP4 flambante neuve, Forza 5 assume d’entrée de jeu son statut de film porno pour amoureux d’automobile. Graphismes à tomber par terre, conduite outrageusement réaliste et modèles de légende : la check-list semble à première vue remplie. Sauf qu’une fois le nombre de véhicules et de circuits révélé, on ne peu s’empêcher de constater que le nouveau fleuron de Turn 10 nous truande un peu sur la marchandise.

On ne demandait pas au nouvel épisode de la simulation auto phare de Microsoft de faire aussi bien que le contenu d’un Gran Turismo 6, mais puisqu’on est obligé de lâcher un demi-smic dans une Xbox One pour se le procurer, on aurait au moins attendu quelque chose à la hauteur de l’épisode précédant. Hors la douche froide à de quoi filer un sacré rhume : 14 circuits, 200 véhicules, c’est à peine mieux que le volet semi-arcade Forza Horizon sortie l’année dernière, et c’est surtout la moitié de Forza 4. Non pas que l’on soit du genre à privilégier la quantité à la qualité, mais il faut bien reconnaitre que le temps de jeu précédant la lassitude s’en retrouve considérablement réduit. C’est d’autant plus dommageable, car ce cinquième volet explose pourtant bien des barrières. À commencer par la technique qui prend un sérieux coup de réalisme. Ça brille là où il faut, ça clinque dans tous les sens, le soleil nous perce la rétine et la tension qui se crée dans le froc de n’importe quel type normalement constitué est à son comble lorsque l’on découvre, la salive aux lèvres, les reflets d’un habitacle superbement modélisé qui s’impriment timidement sur le pare-brise de notre bolide rutilant. Mais ce n’est pas tout, il est toujours possible de scruter son véhicule dans les moindres détails depuis le mode ForzaVista, ou bien via les commentaires tranchés de Jeremy Clarkson, qui a eu le courage d’enregistrer tout un tas de lignes entre deux tournages de Top Gear.

Mais c’est pourtant bien derrière le volant que la magie opère vraiment. Autant être franc, la conduite reste ce qui se fait en matière de simu auto. C’est tellement stimulant qu’on pourrait partir sur tout un paragraphe qui serait une grosse métaphore filée décrivant la relation charnelle que vous entretenez constamment avec la route. En résumé, c’est du très haut niveau (boosté qui plus est par les multiples niveaux de vibrations de la nouvelle manette), à condition de virer les aides et de monter un minimum la difficulté. L’excellence à malheureusement un prix, et ça commence par un patch de 6 gigas à télécharger en day one. En clair, oubliez l’époque où vous pouviez jouer à un jeu le jour où vous l’aviez acheté. Si on passera sur l’intelligence artificielle générée de manière assez foireuse via les stats d’autres joueurs dans le monde, la météo uniforme et la répétitivité à en crever risquent de sacrément vous plomber l’expérience. On dénote bien quelques championnats qui sortent du lot (comme les voitures d’époques), mais il nous est humainement très difficile de camper des nuits durant sur tout le reste, multi compris. Reste l’option pour échanger de vrais deniers contre la monnaie du jeu. Le moyen idéal pour conduire les plus beaux bolides sans devoir camper sur des caisses pourries au préalable. Problème, il ne faut pas moins de 100 euros pour conduire la bagnole la plus chère du jeu. À ce prix-là, allez plutôt vous payer un stage Porsche sur le circuit Paul Ricard. On vous le disait, avec Forza 5, l’excellence a un prix…

Forza 5 - VERDICT

Par Yox le

Plus de lecture