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Fez

Big Fish

FEZ, c’est avant tout l’histoire d’un jeu indé qui a mit son propre créateur sur les rotules. Il a beau être l’un des plus gros trolls que la planète ait connu, Phil Fish fait clairement parti de types outrageusement talentueux qui ont donné ses lettres de noblesse au terme « indépendant » dans le milieu du jeu vidéo, comme l’ont fait les créateurs de Braid, Super Meat Boy et Hotline Miami avant lui. Son jeu n’est pas juste bon, c’est un festival d’idées de génie. En arquant son gameplay exclusivement autour des différents jeux de perspectives, Fez se veut à la fois simple et sacrément accrocheur. Et puisqu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, on ne peut que vous conseiller de mettre la main sur ce plateformer 2D. Histoire de vous retourner le cerveau une bonne fois pour toutes.

On tient ici l’exemple typique du concept ultra simple, qui peut tenir en haleine jusqu’au petit matin. Coincé dans son petit village de pixels, Gomez ne connait pas la troisième dimension. Il est constamment coincé quelque part entre l’axe X et l’axe Y, sans ne jamais avoir eu à se soucier de la notion de profondeur. Jusqu’au jour où il entre en contact avec le Fez, un artefact qui lui permet de complètement changer de perspective, et qui renferme tout le génie du jeu de Phil Fish. Concrètement, il vous suffit de presser une gâchette pour que la caméra fasse une rotation de 90° qui va ainsi dévoiler la même zone, mais sous un tout autre angle. De cette manière, votre avatar aura accès à de nouveaux passages, ainsi que de nouvelles plateformes qui vous permettront de progresser toujours plus loin dans les niveaux tortueux du jeu. Comme si ça ne suffisait pas, certaines énigmes se mettront en travers de votre chemin, histoire de monter encore d’un cran la température de vos neurones. On a alors le plaisir de se retrouver face à quelques idées ingénieuses, qui exploitent notamment les vibrations de la manette, ou bien des combinaisons de touches où le combo feuille / stylo pourra se révéler être un excellent allié. Il y a également cette énigme que personne n’a jamais compris, et qu’on finit par résoudre sans faire exprès. Heureusement, rien n’est vraiment obligatoire dans Fez, grâce à l’aspect assez ouvert du jeu, qui vous permet de passer à la suite en cas d’accroc.

Par liens de cause à effet, la durée de vie du jeu s’en trouve considérablement raccourcie. Reste que le titre peut prendre une vraie plombe si vous vous mettez dans le crâne l’idée de le faire à 100%. Ce qui au vu de la qualité constante du jeu, n’est pas une si mauvaise idée. On ne sait pas vraiment si ce sont les décors pixels art colorés et flamboyants, cette bande-son apaisante pour l’âme, ou bien ce côté mystérieux inhérent au titre, mais Fez a vraiment un don lorsqu’il s’agit de capter l’attention. C’est un jeu assez mystique, comme on en voit rarement. Ce qui en soit est déjà bien assez pour pardonner les errances de son gameplay, sa carte difficile d’accès, ou bien son level design hardcore de porc. Car au bout du compte, on prend un réel plaisir à se jouer des perspectives, comme on le ferait dans un Echochrome, ou bien le récent Contrast qui ajoutait l’ombre et la lumière à l’équation. La comparaison fait un peu tirée par les cheveux, mais l’idée est là. Fez est un jeu sans assistanat, naturellement intelligent, et qui n’a pas besoin d’une profusion d’artifices pour briller. C’est l’incarnation même d’un concept béton. Un bébé chiadé à l’extrême, qui a pratiquement poussé son géniteur en dépression lorsqu’il a dû rendre sa copie. La triste réalité est pourtant bien là : il n’y aura pas de deuxième épisode, la faute à une embrouille foireuse avec un type de Gametrailer. Raison de plus pour se jeter sur l’original.

Fez - VERDICT

Par Yox le

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