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Far Cry 4

Raviolis au crabe

Les premiers pas dans la nature hostile de Far Cry 4 ne donnent pas vraiment l’impression de jouer au FPS de l’année. Pas d’explosions dantesques, pas d’immeubles qui s’effondrent, pas de membres sectionnés à l’opinel. Juste un type en costard rose dégoutant qui vous demande de bouffer des raviolis au crabe, et votre héros qui doit se démerder avec sa bite et son couteau. Pour la majorité d’entre vous, les premières heures au Kyrat risquent de se faire dans la douleur. À deux pas des chaines de l’Himalaya, le danger est partout. Il est dans la guerre civile qui fait rage, dans ce gouffre que vous n’aviez pas vu, ou bien dans ce serpent mortel que vous venez de piétiner. L’adaptation en milieu inconnu : voilà le mot d’ordre de ce Far Cry 4, qui s’impose plus que jamais comme l’alternative crédible aux Call of Duty et autres Battlefield.

Enfin quand on dit « milieu inconnu », tout est relatif. Si par le plus grand des hasards vous aviez déjà gouté aux délices tropicaux de Far Cry 3, la surprise risque de retomber comme un soufflé. Sorti il y a deux ans, le jeu avait tout bon en terme de solo. Monde ouvert à perte de vu, modes de déplacement multiples et système de carte piqué à Assassin’s Creed. Sans surprise, ce nouveau volet reprend à la lettre cette formule, valant au titre le qualificatif rabaissant de « 3.5 » un peu partout sur le net. Très honnêtement, je me dois de lever mon désaccord là-dessus. Doit-on vraiment reprocher à Ubisoft le fait de créer une recette identifiable ? Dans le fond, les développeurs n’ont fait que reprendre et améliorer des aspects de leur jeu qui avaient unanimement plu aux joueurs et à la presse. Tout en prenant le soin d’y ajouter la juste dose de nouveautés. Nouvel univers, nouveau héros, nouveaux enjeux : que demander de plus ? Si vous tenez absolument à parler de fausses suites, pourquoi ne pas plutôt jeter votre dévolu sur la licence Assassin’s Creed ? Oui, Far Cry 4 est sur de nombreux points similaire au 3 : l’histoire d’un américain bien sous tout rapport qui débarque dans un milieu hostile mené de main de fer par un psychopathe, et qui va peu à peu se transformer en machine à tuer. Mais vous savez quoi ? Je ne serais pas surpris que le prochain volet nous ressorte les mêmes rouages. Pourquoi pas un épisode en Amérique du Sud, avec un indien mégalo qui tient le pays avec le trafic de drogue ?

En plus, ça donnerait enfin une bonne raison d’utiliser un arc toutes les 5 minutes. Vous pourriez même monter à cheval. Les gars, on a le synopsis de Far Cry 5 ! Plus sérieusement, pour ceux qui se plaignent de toujours avoir droit à la même soupe : arrêtez d’en boire. Et surtout, n’en dégoutez pas les autres. À titre personnel, je ne saurais que vous recommander ce FPS chronophage, diablement fun, qui soit dit en passant, se trouve également être une petite tuerie graphique. Les paysages vierges offerts par cette carte aux nombreux secrets poussent à l’émerveillement. Même constat pour les monts enneigés d’Himalaya ou les terres sacrées de Shangri-La, qui donnent lieux à des missions tout simplement exceptionnelles. On fera cependant l’impasse sur ce multi vu et revu, et cet éditeur de cartes ultra poussé qui vous propose de passer des dizaines d’heures à créer un environnement complexe pour y jouer… tout seul. On préfèrera donc amplement ce mode coopératif intelligemment intégré, qui vous permet d’inviter un ami à vous prêter main-forte dans votre partie. Le but ? Compléter tous les objectifs du jeu qui s’écartent de la mission principale. À deux, le plaisir d’avaler les kilomètres en wing-suit, de prendre des bases en infiltration, ou bien de déloger un ours tueur d’une sombre caverne possède une tout autre saveur. Celle du meilleur FPS de l’année.

Far Cry 4 - VERDICT

Par Yox le

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