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Entwined

L'éclair de votre journée

Si vous faites partie de ceux qui considèrent que tout ce qu’il y a d’indé sur cette terre se résume plus ou moins à de l’énorme branlette, oubliez tout de suite ce jeu. Entwined est l’archétype même du produit estampillé indépendant, presque trop caricatural pour être vrai : un gameplay minimaliste, une aura poétique, une bande-son entrainante et une direction artistique globale qui mise tout sur une soi-disant émotion. Ce refrain-là, on l’a déjà entendu. Et pourtant : au-delà de son apparent manque d’inspiration, Entwined cache une jouabilité plutôt pointue, voire même loin d’être désagréable. Celle d’un titre à la frontière entre Child of Eden et un tube shooter à la TxK. Dommage que l’on puisse finir le jeu entre midi et deux…

Annoncé comme un pavé dans la marre au beau milieu de l’E3, et aussitôt jouable : on était bien parti pour ne faire qu’une bouchée de ce Entwined, qui sera finalement passé comme un flash dans une vie. Un éclair à 8 euros pièce, qui vous fait votre journée, et qui s’oublie aussi vite qu’il est arrivé. Pour être tout à fait franc, Entwined possède surement le cycle de vie le plus dérisoire qu’un jeu vidéo n’ait jamais connu. Annoncé la veille, pliée en deux le lendemain matin, oublié le soir. Une belle performance que l’on se doit de saluer bien bas, qui est d’autant plus regrettable tant le jeu du petit studio Pixelopus recèle de belles choses à nous offrir. À commencer par la portée métaphorique omniprésente qui cache un beau message d’optimisme : il s’agit en effet de contrôler un poisson de feu et un volatile de glace. Deux êtres venant de milieux opposés, qui passent leur temps à se virevolter autour sans ne jamais se toucher. Il faudra alors les aider main dans la main à atteindre la lumière au fond d’un tunnel, avant que ces deux êtres ne fassent qu’un… Chaque niveau représentant une vie (il y en a 9) est composé de tout un tas d’obstacles à franchir de manière synchronisée. Pour ce fait, chacune des créatures que vous incarnez se contrôle avec un Joystick. L’idée étant donc d’être parfaitement raccord avec vos deux mains, pour franchir des passages de plus en plus retors.

On pourrait aisément penser à un Rez ou bien à un Dyad. Sauf qu’ici il n’y a pas de game over, ni même de mise en échec : tant que ne réussissez pas assez d’obstacles à la suite, le niveau continuera de se générer aléatoirement. L’idée est donc de finir le plus vite possible. Bien entendu, les entraves gagnent en difficulté au fil des mondes, pour devenir carrément malsaines sur les derniers instants. La réussite n’en est forcément que plus gratifiante. Réflexes et sang froid sont donc de mise lors de cette montée en puissance, qui se termine généralement dans un beau climax où la moindre imprécision peut faire très mal. Un peu plus discutable, vous allez ensuite devoir achever une petite phase en 3D avant d’attaquer le niveau suivant. Dommage que cette dernière soit si mal fichue. On appréciera néanmoins les décors colorés et grandioses dans leur minimalisme, accompagnés par ces cavalcades sonores de toute beauté. On aurait presque pu trouver ça addictif si ces quelques mini-freezes ne venaient pas un peu gâcher la fête. Quoi qu’il en soit, l’expérience sonnera son glas avant même d’avoir eu le temps de vraiment commencer. Il y a bien ce mode défi pour allonger la sauce, mais ça reste diablement court. Un claquement de doigts, qui se vit volets fermés et sono à fond. Et certainement pas avec une main dans le froc, en regardant d’un œil le dernier match des bleus…

Entwined - VERDICT

Par Yox le

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