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Dying Light

Zombicide Nocturne

Dying Light aurait aisément pu n’être qu’un sosie raté de Left 4 Dead. Un titre à noyer dans la masse des jeux qui prônent le massacre de tas de chair en décomposition, sans aucune autre ambition que celle d’offrir un défouloir à peu près potable pour boutonneux en maque d’hémoglobine. Ce qui en soit n’est pas une triste entreprise. Elle est juste un peu dépassée. Et pour certains casses culs, c’est aussi ce qui participe au nivellement vers le bas du jeu vidéo : ce divertissement puéril où cohabitent les pépites vidéoludiques, et les armes de distraction de masses. Si on m’avait dit que Dying Light allait faire partie de ces deux catégories à la fois, je n’y aurais pas cru. Une bonne cinquantaine d’heures plus tard, on est pourtant en mesure de vous dire que ce jeu vient d’élever le massacre primal le plus jubilatoire au rang d’œuvre d’art.

Par les temps qui courent, difficile de ne pas être un fervent supporter du format coopératif. La bromance numérique. L’ode à l’entraide par excellence, qui crée des liens indéfectibles avec des mecs que vous connaissez (ou non) au fil de longues nuits de carnages passées ensemble. Rien que l’idée de départ de ce jeu relève du coup de génie : faire un jeu de zombie et de parkour. Le concept aurait pu être balancé lors d’une soirée trop arrosée, comme une vieille blague de mec qui ne s’est toujours pas remis de Mirror’s Edge. C’est pourtant le cœur battant de Dying Light, et ce qui fait de ce jeu l’une des plus belles réussites de la nouvelle génération de consoles. Proposer du défouraillage de zombie et de l’escalade vertigineuse à des mecs d’aujourd’hui, c’est comme filer du pain et des jeux à l’époque romaine. Pas besoin de plus. D’autant plus que le titre excelle purement et simplement dans ces deux domaines séparés. C’est comme si les développeurs avaient gardé le meilleur de l’époque Dead Island, et qu’ils avaient continué à l’améliorer sereinement, tout en y ajoutant un côté plus réaliste. Pour faire court : vos premières heures dans la cité contaminée d’Harran vont vraiment relever du calvaire. Le moindre mort-vivant a en lui ce qu’il faut pour vous laminer, et ce ne sont pas vos ridicules coups de tuyaux rouillés qui vont y faire grand-chose.

Comme si ça ne suffisait pas, la nuit fait s’abattre sur vous un véritable cauchemars. Une fois le soleil au plus bas, les créatures les plus insoutenables se pointent. Ce qui a pour effet de drastiquement faire basculer votre manière de jouer vers une approche beaucoup plus basée sur l’infiltration, la survie, et les moments de paniques qui vont avec. Il n’est d’ailleurs pas rare de devoir se camoufler avec des tripes de cadavres pour passer inaperçu au milieu d’une foule de mordeurs, exactement comme dans Walking Dead. Tirez un coup de feu, et les ennuis font arriver dans les 10 secondes. Avec le temps (et la magie des points d’expérience), vous allez néanmoins peu à peu vous transformer en machine à tuer. Cette progression est tout simplement grisante. Chaque macchabée que vous coupez en deux en fin de jeu, vous le faites en hommage à l’enfer vécu lors de vos premiers pas, où vous deviez sauter de camion en camion pour éviter les hordes. C’est marrant de parler de ça, car ma toute dernière action sur le jeu aura été d’éviscérer une immense place d’environ 200 zombies, avec une épée enflammée d’un mètre cinquante. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que Dying Light était probablement l’une des meilleures choses qu’il me soit arrivé en terme de jeux vidéos depuis un bon moment.

Dying Light - VERDICT

Par Yox le

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