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Dust, An Elysian Tail

Compte de Fer

Vous le savez, il n’y a pas que les blockbusters dans la vie. Depuis que la scène indépendante fait à nouveau rage, le loisir numérique a clairement gagné en originalité, en diversité, et donc en intérêt. Quoi que l’on en dise, les titres indés sont clairement la bouffée d’air frais dont le jeu vidéo avait besoin. Qu’importe la technologie, qu’importe la console, qu’importe le nombre de millions claqués dans le rayon marketing. Quand un jeu est bon, il est bon. Point barre. Sortie il y a quelques années sur 360, Dust An Elysian Tail était déjà à l’époque une belle claque. Un titre court, mais intense, qui offrait une parenthèse rafraichissante d’une petite dizaine d’heures. Il n’en fallait pas plus pour faire de Dust un jeu plus que mémorable.

Il est vrai qu’un jeu indépendant ne correspond pas vraiment l’archétype de l’achat cohérent suite à l’investissement dans une nouvelle console. Pas besoin de machine de guerre pour faire tourner Dust. C’est d’ailleurs dommage de voir pas mal de monde bouder ce genre de jeu, sous le simple prétexte qu’il ne vous faut que des Battlefield 4 et des Destiny sur Playstation 4 et Xbox One. Nous sommes tous d’accord sur un point : si c’était pour jouer à des jeux indés, et uniquement à des jeux indés, personne ne serait allé balancer 400 euros dans une PS4. Mais tant que vous y êtes, pourquoi ne pas dépoussiérer un peu la bête entre deux superproductions ? Vous en sortiriez peut-être surpris. Car le plaisir qui émane de ce Dust surclasse à bien des égards pas mal de productions vendues pleins pot. Il faut dire qu’on ne met pas bien longtemps à rentrer de plein pied dans l’histoire de ce guerrier amnésique, qui poursuit sa quête vers d’inévitables retrouvailles avec des souvenirs dont il a été privé. Des souvenirs nocifs, douloureux, qui renferment des vérités qui étaient peut-être mieux lorsqu’elles vivaient dans l’oubli.

Accompagné de la sympathique créature Fidget, et de sa fidèle épée Ahrah, le périple de Dust semble ouvertement s’inspirer d’un certain Muramasa. Son créateur Dean Dodrill s’en cache à peine. Il est avant tout un joueur, dont le destin a radicalement changé le jour où il a remporté un concours organisé par Microsoft. C’était il y a un peu plus de 2 ans, et depuis, son jeu a fait le tour du monde. Ravissant au passage des milliers de joueurs. On y retrouve un gameplay ultra nerveux, des graphismes colorés à tomber par terre, et une progression à la Castlevania, qui n’hésite pas à vous faire revenir sur vos pas pour ouvrir un chemin précédemment bloqué. Pour être tout à fait franc, les sensations manette en main se révèlent assez grisantes. Dust court vite, et il frappe fort. Vif comme l’éclair, on se surprend bien vite à enchainer des dizaines d’ennemis à la fois, multipliant les combos stratosphériques qui peuvent vous faire décoller plusieurs dizaines de mètres au dessus du sol. Vous avez dit jouissif ? Ajoutez à cela quelques décharges magiques dévastatrices de Fidget, et vous obtenez la recette d’un gameplay vraiment furax. 10 heures plus tard, le joueur en ressort rincé, à la limite d’une overdose de répétitivité : mais diablement heureux.

Dust - VERDICT

Crédit image (modifiée), Limitus. Retrouvez tous les travaux de l’artiste ici.

Par Yox le

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