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DriveClub

Circuit fermé

À ce stade, vous êtes plus ou moins tous au courant que le nouveau jeu de course de la PlayStation n’est clairement pas au niveau des attentes qu’il a suscité. Prévu pour le lancement de la PS4 puis repoussé d’un an, ça ne sentait déjà pas bon pour DriveClub. Ajoutez à cela des problèmes de serveurs online, et vous obtenez le parfait exemple d’un lancement catastrophe. Il n’en fallait pas plus pour que la presse et le public prédisent la sortie de route du titre de Sony, et ce, avant même d’avoir pris la peine de mettre les clés sur le contact. Il faut dire que le postulat de départ du titre n’est à ce jour toujours pas rempli. Car dans DriveClub, il y a « Drive » mais il y a aussi « Club ». Si la qualité de la première partie reste discutable, la seconde est quant à elle inexistante.

Partant du principe que la promesse du titre n’est pas remplie, il nous est humainement difficile de vous conseiller le dernier né de Sony plein pot. La partie communauté du titre est en effet assez limitée, voire complètement caduque. Les clubs ne se limitent qu’à 6 joueurs maximum, quand au mode multijoueur lui-même, c’est à peine si ne choisit pas la couleur de votre caisse pour vous. Reste le mode solo, qui réussi l’exploit de dégainer un système de progression par étoiles que l’on avait plus vue depuis la PlayStation 2. Ce qui dans un sens n’aurait pas forcément été dérangeant, s’il n’y avait pas eu en face un certain Forza Horizon 2, qui représente à peu près l’antithèse de DriveClub : ouvert, fun, et jouissant d’une énorme liberté. Si on rajoute soundtrack inexistante, le titre de Sony joue plutôt la carte de l’ambiance porte de prison et de la progression qui laisse autant de champ d’action d’une camisole de force. Le plus triste dans tout ça, c’est que le titre n’est pas dénué de bonnes idées. Certains aspects controversés du jeu se révèlent même être assez défendables. On pense notamment à cette intelligence artificielle qui « triche », en vous rattrapant systématiquement lorsque vous prenez un peu trop le large. Le pressing qui en résulte est pourtant loin d’être désagréable. Oui, l’IA triche. Mais sur l’autel de la nervosité de la course, cet acte rabaissant peu cependant trouver rédemption. Après tout, une IA qui imite les comportements humains à la perfection offre-t-elle vraiment les sensations recherchées dans un bon jeu de course ? Certainement. Mais ça ne fera pas de votre titre un jeu plus fun pour autant.

Prenez le summum de l’arcade automobile : Burnout Paradise. Ce jeu n’a absolument rien de réaliste. Du comportement de la voiture, aux différents contacts, en passant par les réactions des adversaires, qui préfèrent jouer des coudes plutôt que de vous dépasser. C’est du grand n’importe quoi. Un véritable pandémonium sur roues, qui n’a pas empêché des millions de joueurs de le fumer à sec. Et là aussi, l’IA « trichait » allègrement. DriveClub joue cependant dans une autre catégorie. Celle de la conduite mi-arcade, mi-simu. Une sorte de pot pourri un peu bâtard, très à la mode ces temps-ci. Alors oui, vous allez retrouver un peu partout sur le net des complaintes de petites pointilleuses qui se plaignent du transfert de masse qui n’est pas assez réaliste. Blablabla… La vérité, c’est qu’à force d’accabler ce DriveClub, on en a oublié ce qui était bon chez lui. Ses environnements sont une jolie petite claque, cohérent de bout en bout. La vue cockpit est grisante, et les différentes effusions de parechoc excellent dans l’art de maintenir la tension jusqu’à la dernière seconde. Plongé dans un sprint sur les allées glacées de Norvège, seul face aux crissements de pneus et à la musique du moteur, il est difficile de ne pas prendre son pied. La nuit tombe, plongeant progressivement le joueur dans une obscurité grandissante, avant d’être dans le noir total. Avec les phares pour seuls guides, la sensation de vitesse et de danger n’en est qu’accentuée. De courts moments de grâces, qui nous font dire que malgré les apparences, tout n’est finalement pas perdu pour ce DriveClub.

DriveClub - VERDICT

Crédit image, Playstation.

Par Yox le

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