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Dragon’s Crown

Divin Chaos

On ira jamais cracher sur un bon beat’em all 2D. Surtout quand le titre en question sort tout droit de l’esprit remué d’un créateur japonais de génie (George Kamitani), et que son jeu est juste le successeur spirituel de l’auréolé Princess Crown, que les fans attendent depuis la Sega Saturn (soit pratiquement 15 piges). Une attente largement récompensée par un titre furax aux pointes de RPG exigeantes, techniques, et surtout sacrément jouissives. En résumé: une nouvelle référence, à marquer définitivement d’une pierre blanche.

Au-delà des polémiques vaseuses sur les formes outrageuses de la gent féminine dans le jeu, il faut bien reconnaitre au leader du studio Vanillaware un coup de crayon assez phénoménal. Avec son savant mélange d’Heroic Fantasy, de mythologie moyenâgeuse, et de baroque tout droit sorti d’une œuvre de la renaissance, on peut facilement dire que les environnements de Dragon’s Crown frisent sans arrêt la toile de maître. Même le bestiaire impressionnant ne cache pas ses influences multiples, notamment au niveau de boss aussi savoureux pour la rétine, qu’exigeantes pour les pouces. Car si l’adhésion éventuelle à ce style visuel bien particulier dépend surtout du gout de chacun, tous s’accorderont sur l’exigence d’un gameplay bien réelle. Pad en main, c’est du jeu jap’ sans fioritures ! Incarné dans un des 6 personnages principaux, le joueur ne tarde pas à apprendre la vie à la dure. On ne parle pas d’un truc ultra punitif à la Dark Souls, mais le titre possède mine de rien le potentiel de vous clouer au mur plus d’une foi, et ce, malgré la présence remarquée des Runes, qui permettent à certains moments d’invoquer des sorts plus ou moins spectaculaires. À vous donc de maitriser esquives, roulades, et surtout la gestion de votre matériel (en faisant notamment un bon gros stock de potions de soin) tout au long des 10 sublimes niveaux, qui compensent leur faible nombre par de multiples embranchements.

Car si Dragon’s Crown s’affirme bien comme un beat’em all 2D sonnant et trébuchant, il reste – à l’image de précédentes productions du studio (Odin Sphere en tête) – fortement imbibé d’un aspect RPG loin d’être rebutant. Si les éternels menus risquent de faire fuir les amateurs de castagne non-stop comme une épidémie de choléra, les joueurs en quête d’un semblant de profondeur seront rapidement aux anges. Validations de quêtes, améliorations de personnages, réparation de matériel, constitution d’une équipe digne de ce nom, et on en passe… La préparation à l’action est presque aussi importante que l’action elle-même ! L’action parlons-en: c’est du pugilat non-stop qui peut réunir jusque 8 personnages alliés à l’écran. Imaginez la chose: 4 perso principaux, deux alliés, un gros stock d’ennemis, des salves de feu et des tornades dans tous les sens: autant dire que le réel challenge réside parfois dans l’exploit de ne pas perdre le fil ! Chaque protagoniste possédant sa propre jouabilité, on se voit rapidement tenté de recommencer l’aventure (au scénario d’une banalité inouïe) juste pour le plaisir de découvrir une autre manière de vilipender le bestiaire. Le guerrier ratiboise, le nain se jette sur l’ennemi comme une furie, l’elfe dégaine son arc, la sorcière anéantis tout l’écran avec sa magie élémentale… On en vient même à crier « GOLDEN AXE » lorsqu’on se retrouve à chevaucher fièrement un dino cracheur de feu. Aucun doutes là-dessus, c’est un chaos total. Imparfait, mais divinement bon.

Dragon's Crown - VERDICT

Par Yox le

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