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Dragon Age, Inquisition

Une histoire sans fin

Jusqu’à présent, il était difficile de s’emballer pleinement pour la saga Dragon Age. Surtout lorsque l’on connait le CV de ses créateurs. À défaut d’avoir systématiquement su taper juste, les mecs de Bioware sont parvenus au fil des années créer une formule identifiable. Dire que ce troisième volet de la saga Dragon Age est l’épisode qui se rapproche le plus de Mass Effect relève du doux euphémisme. Tout ou presque, transpire les idées de la fameuse saga intergalactique du même studio. Le système de dialogue, la progression par équipe, la liberté d’action, les choix moraux et leurs conséquences. De l’héritage de Baldur’s Gate, ce nouveau Dragon Age ne conserve plus que l’univers héroïc-fantasy, sombre, et tout aussi prenant. Ça, et une capacité assez phénoménale à flanquer n’importe qui derrière un écran des journées entières.

S’il y a bien un truc que l’histoire nous a appris, c’est que les jeux Bioware demandent une dose d’investissement personnel bien au-delà de la moyenne. Il va vous falloir du temps libre, beaucoup de temps libre. Car la substantifique moelle de cette nouvelle aventure ne s’offrira certainement pas au premier venu. Tout comme votre quête dans le jeu, Dragon Age est une expérience qui se construit sur le plan psychologique, et qui se livre peu à peu, au fil des dizaines d’heures écumées dans son monde virtuel. Un monde il faut bien le reconnaitre d’une beauté relative, surtout lorsqu’on le compare au futur canon du genre : The Witcher 3. Néanmoins, et contrairement au très décevant Dragon Age 2, ce nouvel épisode a eu l’intelligence d’ajouter un brin d’enjeu à son intrigue. Comme un petit parfum apocalyptique, témoin d’un monde prêt à basculer dans la démence, et avec lequel vous êtes étroitement lié. Pour résumer : une énorme faille verdâtre a déchiré le ciel, laissant s’engouffrer une armée de monstres sanguinaires qui s’éclatent à piller, bruler et tuer toutes les pauvres petites paysannes du coin. C’est peut-être con comme stratagème, mais faire du héros un élu sur qui repose le destin de tout un univers est la bonne idée de départ de ce nouvel épisode. Ajoutez à cela un contexte politique pesant et vraiment très développé, et vous obtenez le parfait exemple d’un monde foisonnant avec ses propres enjeux, qui ne demandent qu’à être étudiés, puis résolus.

Pour ce faire, les développeurs ont une fois de plus eu la très bonne idée de doter votre personnage principal d’un atout de taille : la parole. Une faculté qui vous permettra de recruter (ou non) de nouveaux combattants dans votre équipe, et même d’avoir une romance avec l’un d’eux. Chose qui est sur le plan ludique parfaitement inutile, mais que vous allez quand même chercher à faire par tous les moyens. En résumé : nombreux seront les choix, et terribles seront les conséquences. C’est d’autant plus agréable, qu’une bonne conversation peut parfois vous permettre d’éviter d’en venir aux mains. Chose qui s’avère assez inédite dans le jeu, tant vous allez passer votre temps à oblitérer tout ce qui bouge sur la map. Pour ce faire, vous aurez le choix entre différentes classes de combats, plutôt traditionnelles. J’ai jeté mon dévolu sur une humaine blonde sosie involontaire de Kaaleesi de Game of Thrones, qui manie comme personne une épée de deux fois sa taille. Il faut savoir en imposer derrière les apparences. Bien que perfectible, le système de combat semi-tactique est d’ailleurs loin d’être dégueulasse. Dans le fond, la seule chose qui pourrait faire du tort à ce Dragon Age réside dans l’abondance extrême de contenus, qui laisse le sentiment désagréable d’être constamment submergé. Je m’explique. Pour un mec comme moi, zapper une quête annexe est un sacrilège. Or, ces dernières sont bien souvent d’un ennui mortel. Collecte, aller-retour, combats aléatoires… Vous n’en verrez pas le bout. La différence majeure avec un Witcher ou un Skyrim, c’est que dans le cas de Dragon Age, vous risquez d’en avoir envie.

Dragon Age - VERDICT

Crédit image (modifiée), Pateytos. On vous invite à visiter la super page de l’artiste Russe pour plus de travaux.

Par Yox le

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