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Don’t Starve

La mort lui va si bien

Vous vous demandez certainement pourquoi vous allez saigner Don’t Starve des nuits entières. Et c’est légitime, je veux dire au-delà de son esthétique L’étrange noël de Mr Jack, le nouveau jeu des mecs derrières les excellents Shank et Mark of the Ninja ne paye pas une mine énorme. Mais comme vous n’êtes pas du genre à vous fier aux apparences, vous allez tenter le coup, juste une fois, pour voir. Il n’en fallait pas plus : une fois que le doigt est dans l’engrenage, Don’t Starve ne vous quitte plus. Lâché au beau milieu d’une carte générée aléatoirement, votre seul mot d’ordre est de survivre le plus longtemps possible. Survivre aux éléments, survivre aux autres, et surtout survivre à votre propre démence.

Il n’y a bien qu’à notre époque malsaine que l’on pourrait apprécier un simulateur de gens qui crèvent de faim. Surtout quand on est dans un pays riche. Elle est pas belle la vie ? Il est vrai que la mode actuelle n’est pas à la facilitée. Aujourd’hui, les gens décollent sur du Super Meat Boy, du Dark Souls et toute la flopée de die & retry qui pullulent sur nos consoles. Mais contrairement aux exemples précités, Don’t Starve soulage l’équation de la notion de « retry ». En d’autres thermes, si vous mourez dans le jeu, c’est terminé. L’écran devient tout noir, puis quelques instants plus tard vous êtes catapulté au menu principal avec pour seule et unique option celle de recommencer une nouvelle partie. Comme ça, sans vaseline. C’est vrai que c’est brutal au début, surtout quand vous survivez à la dure depuis 28 jours. C’est dommage, vous étiez sur le point de passer votre premier hiver, vous aviez crafté des coffres que vous aviez remplis de bouffe, vous aviez des réserves insensées de bois pour alimenter un feu, vous aviez même trouvé le moyen de construire un putain de frigo juste en vous promenant dans une forêt. Mais vous aviez négligé la pose d’un paratonnerre. Un soir d’orage la foudre a frappé, mettant le feu à votre camp ainsi qu’à toutes vos réserves. Puis, dénué de tout vivre, vous êtes mort de froid 50 mètres plus loin, comme une merde. Vous l’aurez compris, en plus de se nourrir allègrement de la partie de vous qui aime se faire mal, tout l’intérêt du jeu réside dans votre capacité d’anticipation.

La mort est partout, elle guette dans le moindre recoin. Dans une araignée d’apparence inoffensive, dans un voleur, dans un monstre qui attaque par surprise, dans un fantôme qui vous traque inlassablement, dans le seul arbre du lot qui était vivant, dans la nuit, le froid, la foudre, la faim, la folie, la pénurie, la pandémie, la solitude, l’inattention, et on en passe. Comment savoir que ce champignon est empoisonné si vous ne l’avez pas gouté ? Que se passe-t-il si j’active cet autel étrange disposé au milieu de la map ? C’est l’apprentissage par l’échec dans sa plus belle expression. À vous de trouver les bons éléments pour construire un feu, puis un camp, des barrières pour tenir le plus longtemps possible. Et si vous commencez à voir des monstres imaginaires qui deviennent réels au fur et à mesure, essayez une bonne nuit de sommeil, ça a tendance à calmer la folie. Alors forcément, au bout d’un certain temps la routine peut pointer le bout de son nez. La faute à un concept qui était déjà restreint sur le papier. C’est sûr qu’on aurait aimé des biomes différents, avec de toutes nouvelles manières de survivre. Reste que pour une dizaine d’euros, Don’t Starve possède largement les arguments pour créer au minimum la curiosité, au mieux l’addiction complète.

Don't Starve - VERDICT

Par Random Hero le

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