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DMC, Devil May Cry

Reboot SSS

C’est dans une boîte de strip miteuse des bas-fonds de Limbo City que l’on retrouve l’anti-héros chasseur de démon le plus charismatique du jeu vidéo. Ce jeune brun turbulent, arrogant et détestable c’est Dante. Exit les cheveux blancs et la veste rouge qui va bien, le nouveau Devil May Cry reprend tout à zéro. N’en déplaise à ses détracteurs, DmC réinvente le mythe et claque un des beat’em’all les plus puissants et les plus barrés de l’histoire. Vous connaissez la chanson, Let’s motherfucking rock !

LE DIABLE AU CORPS

Qui dit reboot, dit surtout réécriture totale du mythe. Et à ce jeu là, il faut avouer que le travail des anglais de Ninja Theory impose le respect. Qu’on se le dise, le nouveau Dante ne se contente pas d’entrer par la grande porte, il la défonce littéralement. Répliques qui tapent et sourire en coin, le fils de Sparda a peut-être changé, pourtant malgré le look pour groupie de 14ans le charisme est intact. Le jeu assume ses changements, et les revendiques bien souvent via de nombreux clins d‘oeil. Même son frère jumeau Vergil et l’impitoyable Mundus sont de retour, complètement transfigurés aux couleurs de l’univers plus sombre et plus urbain du nouveau DmC. Ne cherchez plus, la direction artistique à s’en décrocher la mâchoire est l’un des plus gros arguments du Devil May Cry nouveau. Les niveaux dans les entrailles de Limbo City sont à ce titre remarquables. Usine de boisson énergétique poisseuse, dance floor maudit, et même ville alternative sous l’eau complètement à l’envers, le level design déstructuré du titre fait bien souvent des miracles. Enfin pour sublimer ce tableau Gothico-urbain, on peut compter sur des graphismes à tomber à la renverse, des jeux de lumières somptueux, et un soucis du détail à la poussière près ! On en demandait pas tant.

L’ANGE DÉMONIAQUE

A chaque fois que les démons rappliquent, c’est la même rengaine. Dante se retrouve attiré dans les limbes, lieu maudit où la ville entière se dérobe sous vos pieds. Des messages de mort apparaissent sur les murs, les monstres surgissent de partout, et c’est généralement parti pour le show ! Vous voilà en train de matraquer sans sommations le bestiaire stylisé du jeu via un gameplay aussi intuitif que dévastateur. On propulse les ennemis en l’air, on les enchaîne avec l’épée Rebellion sans toucher le sol, avant de finir tout ce beau monde dans un déluge de balles au ralentis signé le duo de gun Ebony & Ivory. Et histoire de varier les plaisirs, pourquoi ne pas profiter du background Nephilim (mi-ange, mi-démon) du nouveau Dante qui permet d’envoyer des enchaînements de folie? Hérité du gameplay du très bon Heavenly Sword, il est maintenant possible de switcher aisément entre 4 nouvelle armes. De la hache démonique dévastatrice, à la faux angélique ultra rapide, il n’y a qu’une simple pression de gâchette ! A l’instar du pouvoir de Nero dans DMC4, il est même possible d’attirer (ou de se propulser vers) les ennemis, histoire de les enchaîner toujours plus salement. Enfin, Dante possède toujours son Devil Trigger qui le plonge dans une rage démoniaque qui peint tout le décor dans une aura blanche et rouge stylisée qui casse la baraque !

SET FREE THE DEVIL INSIDE

Même si l’ancien Dante nous manque cruellement, impossible de ne pas prendre de plaisir dans les phases de plateformes aériennes du jeu, ou encore contre les boss originaux qui ne manque pas de dégaine ! La dizaine d’heures de jeu s’avale cul-sec, rythmée par une bande son fracassante qui alterne les riffs métaleux surpuissants des désormais traditionnels Combichrist, aux drops de basses acides du groupe DnB Noisia qui sont décidément sur tous les gros projets ! Les vieux de la vieille auront même tout le loisir de constater que de nombreuses idées originales ont été conservé. On pense notamment à l’incontournable système de scoring, ou encore aux différents items à l’ancienne que l’on peut toujours acheter dans les statues marchandes. Les missions annexes à trouver dans les niveaux font aussi leur grand retour et viennent rallonger une durée de vie qui n’avait déjà pas à rougir ! Enfin une fois le jeu finit une première fois, les 8 niveaux de difficulté et le mode Bloody Palace devraient suffire à ne pas vous donner envie de lâcher la manette tout de suite. Finalement, seuls quelques passages en dessous, et le scénario un peu tristounet empêche ce reboot de DmC de s’élever au rang d’un God of War ou même d’un Castlevania: Lords of Shadow. Qu’importe, le diable est bel et bien de retour. Et franchement, il a toujours la classe !

> Voir le trailer cinématique de DmC

Gameplay de folie, univers ultra chiadé et bande-son monstrueuse, le nouveau Dante balaye nos craintes d’un grand revers ! Un reboot stylisé qui n’en oublie pas pour autant d’être un vrai Devil May Cry. Croix de bois croix de fer, si je mens, je vais en enfer !

DmC - VERDICT

Par Yox le

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