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Dead Space 3

Ejac' Glaciale

Démarrée en 2008, la série horrifique d’Electronic Arts poursuit son chemin avec un troisième opus qui n’a cessé d’attirer toutes les craintes. Le suspens est fini. Le rideau est tombé et Dead Space 3 est enfin bouclé. Que vaut vraiment ce nouvel épisode ? Est-ce que la peur est toujours au rendez-vous ? Qu’est-ce que les humains viennent foutre dans ce jeu ? Pas de panique, vous avez les questions, nous avons les réponses.

ISAAC S’EN VA EN GUERRE

C’est peut-être l’un des héros les moins charismatiques de la stratosphère vidéoludique. A tel point que son absence de charisme lui confère du charisme. Vous pigez ? C’est donc dans la peau d’une pâle réplique du George Clooney des années 2000 qu’on rempile pour une guerre sans merci contre les nécromorphes. Dès les premières minutes de jeu, le ton est donné : on se fait flinguer en moins de temps qu’il n’en faut pour réaliser que les premiers ennemis de cet opus sont des êtres humains. Le sacrilège se révèle être l’évolution naturelle de la licence. Ce vers quoi elle a toujours tendue. Ou pas. Qu’importe, on passe outre, on attaque l’aventure et on profite de la réalisation qui déboite encore une fois des coccyx au passage. Les chapitres s’enchaînent, les temps forts et les temps littéralement mort défilent devant nos yeux. La première partie du jeu satisfera amplement les fans de la licence. C’est peut être même l’un des passages les plus bandant de la série. Liberté totale, missions facultatives… A la conquête de l’espace, Isaac fait ce pour quoi il a toujours été bon : l’ingénierie ! Enfin presque. S’il faut démembrer 2-3 nécromorphes, Isaac est toujours partant pour se faire un délicieux quatre heure.

POURQUOI ?

C’est la question qui revient sans cesse dans Dead Space 3. On se demande pourquoi la rupture est si brutale entre la première partie du jeu et la seconde, largement en déca. On se demande pourquoi la customisation d’armes est aussi foireuse. On se demande pourquoi est-ce qu’il faut s’emmerder à récupérer des minéraux pour débloquer une putain d’armes. On se demande pourquoi Isaac pouvait porter quatre armes dans DS1 et DS2 et pourquoi il ne peut plus en porter que deux dans DS3. Tu parles d’une putain de logique ! On se demande pourquoi le système de magasin et de points de force des deux premiers épisodes a été abandonné. Sûrement pour accentuer le côté action du titre. Sauf que la démarche est totalement ratée.  En parlant de ratage, impossible de ne pas signaler les nouveautés de la prise en main qui sont, pour ainsi dire, totalement inutiles. Des roulades ? Ouais, okay. Un système de couverture ? Ah bon, il existe ? C’est utile dans le feu de l’action quand les ennemis rush sur vous comme des psychopathes. Bref, le jeu s’appuie sur du solide avec les systèmes de stase et de télékinésie qui font toujours le boulot… contrairement au scénario. Mais est-il vraiment nécessaire de s’étaler dessus ?

REMPLACER L’EFFROI PAR LE FROID

Vous l’aurez compris : plus d’action, moins de peur, c’est le scandaleux leitmotiv de Dead Space 3. Il faut s’y faire : c’est la vie, amusez-vous bien en Meurthe et Moselle … Vous avez peur ? C’est normal. On va relativiser tout de même, car le titre à de sérieux atouts en poche pour vous proposer de belles heures de jeu.  L’aventure est assez conséquente puisqu’il faut quinze heures en moyenne pour en voir le bout. Et si l’envie vous vient de partager le plaisir à plusieurs, la coopération s’avère être une bonne alternative.  Enfin une nouveauté qui a de la gueule (A ce titre, on vous fera bientôt un topo complet) ! Le bestiaire, lui, commence à souffrir du poids des années puisqu’il peine à se renouveler.  L’apparition de missions secondaires facultatives est aussi une bonne nouvelle. Ces sortes de donjons vous mettront à l’épreuve pendant de longues minutes afin de récupérer, le plus souvent, des items qui vous aideront dans votre odyssée de la survie. Classique, mais vraiment efficace ! Dommage que la maitrise parfaite, et les moments glauques si chers à la saga ne soit plus qu’un lointain souvenir. Sérieux, elle est ou l’introduction monstrueuse de Dead Space 1? Ils sont ou les passages dans le noirs hideux du second épisode? Pour une planète polaire, Tau Volantis est malheureusement bien loin de nous glacer le sang…

> Voir le trailer de lancement de Dead Space 3

Malgré quelques nouveautés pas vraiment convaincantes, Dead Space 3 profite d’un background alléchant et de rouages qui ont déjà fait leur preuve. L’orientation de la série vers les tréfonds de l’action continue, quitte à laisser quelques joueurs sur le carreau. Peu importe ! Car à l’heure où Resident Evil ne cesse de se perdre dans sa propre caricature, s’il y a bien un représentant du genre qui est en mesure de conserver le flambeau, c’est bien Dead Space !

Dead Space 3 - VERDICT

Par Sholid le

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