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Dead Rising 3

Plaisir coupable

En sortant La nuit des mort vivants dans les 60’s, George Romero ne se doutait pas de l’ampleur qu’allait prendre le truc quelques décennies plus tard. Dans quel autre jeu les zombies se butent par vingtaines, pratiquement à poil, armé d’un putain de sabre laser ? On avait bien tord de penser que Dead Rising 3 était passé dans le camp des jeux sérieux. En augmentant exponentiellement le nombre de macchabées à l’écran, les mecs de Capcom se permettent tout. Pour le meilleur, parfois pour le pire, mais avant tout à la gloire de la démesure.

Il était temps que les créateurs de la franchise culte de désinhibent un peu de ce qui empêchait vraiment la série d’atteindre son plein potentiel. Dégagé le chrono handicapant qui obligeait le joueur à effectuer les missions du jeu dans un temps imparti, tout comme l’obligation de retourner à un atelier pour créer une arme. Même constat pour les civils qui deviennent autre chose que de vastes pots à merdes juste là pour se faire éviscérer et vous obliger à recommencer une mission. Histoire de ne vexer personne, les bons vieux fans hardcores pourront toujours réactiver les anciennes options. Quant aux autres, ils se contenteront d’errer dans les rues infestées de la ville, une batte cloutée à la main, à la recherche de missions annexes, tueurs psychopathes, et autres plans macabres pour créer des armes toujours plus scandaleuses. Le carnage est à son comble lorsqu’on se retrouve à crafter des véhicules, une première dans la série. Sur l’autoroute, au volant d’un putain de rouleau compresseur, on finit par se dire que la capacité d’affichage de la Xbox One a vraiment du bon. Car il y a un truc de fondamentalement fou à voir une centaine de morts vivants se mouvoir à l’écran, surtout lorsque vous avez une grenade à la main. Seul où en ligne, la bécane ne bronche jamais. De quoi donner vie à ces gros classiques du film de zombie parodiques que tout le monde aime.

C’est du Return of the Living Dead, ou Bienvenu à Zombieland pour parler en terme récent. Le scénario série-B jusqu’aux ongles n’est pourtant pas le point fort de cet épisode. C’est presque avec émotion qu’on se souvient des déboires sanglants de Frank West ou Chuck Green, tout en se disant qu’à l’époque ce n’était pas brillant non plus. La vérité, c’est qu’on n’en a jamais vraiment rien eu à foutre de l’histoire de Dead Rising. Tout comme le fait que Rick Ramos (le nouveau héros) ai une vraie dégaine de merde, avec sa tenue de cholos dégueulasse au charisme de chèvre. La ville de Los Perditos n’a elle non plus rien de la prouesse technique et artistique d’une Columbia dans Bioshock Infinite. Mais elle sait faire son job de hachoir géant à chair putréfié, qui saura à coup sûr vous faire mouiller votre froc avec autre chose que de la pisse. On déplore bien quelques allés retours un peu pesants, voir même une poignée de moments affreux qui donnent juste envie de poser la manette et se barrer. Mais dans l’ensemble, il faut savoir reconnaitre la juste valeur de ce que l’on nous propose. En l’occurrence, un énorme défouloir coopératif sanglant qui nous place face à une surpopulation de mort. Et ça s’arrête là. Ceux qui cherchaient un porte-étendard de la nouvelle console de Microsoft en sortiront mathématiquement la queue entre les jambes. Dead Rising 3 ne joue pas dans cette cour là. C’est un plaisir coupable, ni plus ni moins.

Dead Rising 3 - VERDICT

Par Yox le

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