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Dead Island, Riptide

A Bloody Paradise

Ils ont traversé l’enfer de l’île de Banoi, taillé leur chemin vers la survie dans la chair putréfiée, les bras coupés et les crânes de zombies enfoncés à grands coups de battes cloutées. Pourtant aujourd’hui, le quatuor le plus malchanceux du jeu vidéo se voit rempiler pour une nouvelle session de carnage dans ce FPS coopératif poisseux, dealant l’hémoglobine sous le soleil des tropiques. Lancé dans la droite lignée de son prédécesseur, Riptide n’est pas vraiment une suite, c’est un DLC de luxe qui rallonge de 20h son original. Il apporte des qualités et des défauts, mais il reste surtout un défouloir décomplexé pour lequel il ne faut pas avoir froid aux yeux.

« IS… IS EVERYBODY STILL ALIIIIIVE ? »

Les bras recouverts de sable, les pieds dans l’eau, une pagaie à la main prête à s’abattre sur le genou du premier macchabée un peu trop curieux: la séquence qui fait suite au prologue interminable de Riptide sent bon les vacances. Un peu comme ce lieu favori où vous allez en famille tous les ans pour décompresser, l’île de Palanai est aux premiers abords diablement accueillante. Un petit paradis infesté de zombies qui va servir de théâtre à 20H de défouloir intensif. Nous menant de la jungle marécageuse aux plages de sable blanc, jusqu’à un laboratoire de recherche reculé, ou encore une ville déserte. Des environnements qui ne dépayseront pas les touristes aguerris de Banoi (l’île du premier) qui proposait à peu de choses près les mêmes réjouissances. Constantes inébranlables, les lignes scénaristiques plus basses que le niveau de la mer nous régalent également de nombreuses interventions faussement kitsch qui masquent à peine le fait qu’elles n’existent que pour combler jusqu’à un final qui prête tout de même à sourire. Enorme prétexte pour laisser s’exprimer le cœur du jeu: le massacre pur et dur, le pugilat, la boucherie charcuterie traiteur qu’attendent de pied ferme tous ceux qui ont déjà cédé à la carte postale Riptide.

« THERE’S BODIES EVOUIWERE ! »

Car contrairement aux bugs intempestifs et autres déconvenues techniques qui n’ont pas bougé d’un poil, si il y a bien quelque chose que les amateurs de ce FPS atypique veulent retrouver, c’est bien sa jouabilité sanglante. Bonne surprise: le niveau de votre personnage ainsi que les compétences héritées du premier Dead Island ont été conservé pour peu que vous ayez une sauvegarde sur votre disque dur. Et si l’inventaire repart lui de zéro, c’est tout de même non sans un certain plaisir qu’on gravira à nouveau les échelons, passant au fil des heures d’un simple marteau comme arsenal, à un fusil à pompe électrique, une hachette incendiaire, ou encore un katana empoisonné qui fera recracher à nos chers amis mort-vivants ce qui leur reste de leurs entrailles. Sympathique ! Vous l’aurez compris, il est toujours possible d’élaborer de nombreuses armes au sadisme croissant via les ateliers. De quoi booster la variété d’un genre qui tombe bien souvent dans la répétitivité. Mais surtout de quoi rendre le jeu littéralement de plus en plus fou, jusqu’aux dernières heures tout simplement jubilatoires !

Si il n’invente rien, Dead Island Riptide a le mérite de ne pas mentir sur sa marchandise, à savoir une prolongation de luxe vendue à prix réduit, qui entend bien perpétrer l’un des zombicides coopératif les plus défoulants de cette génération. Un titre que les fans du premier arpenteront inlassablement jusqu’à l’insolation !

Dead Island RIP - VERDICT

Par Yox le

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