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Contrast

Une oeuvre inachevée

Quand vous jouez à Contrast, il y a deux choses qui viennent immédiatement en tête. La première, c’est d’avoir l’impression de jouer à un truc de nouveau. Un jeu de plateforme ambiance café théâtre dans lequel la belle héroïne Dawn peut prendre possession de son ombre à tout moment. Malheureusement après deux petites heures de jeu, il y a autre chose qui vient à l’esprit, de nettement moins jovial : le sentiment d’avoir touché à un jeu mal fini au scénario faussement complexe. Le résultat cinglant de ce que l’on retiendra surtout comme une belle œuvre inachevée.

Ne crachons pas dans la soupe, il y a quand même un charme certain qui se dégage de ce Contrast. Une sorte d’innocence, accentuée par les tons sépia d’une ville imaginaire qui semble tout droit tirée des songes d’une petite fille. La poésie et la magie qui émanent à chaque instant de ce lieu perdu dans le temps et l’espace, crée à n’en pas douter un cocon idéal propice à l’évasion. À ce titre, on aurait pu voir en Contrast un de ces jeux qui vous offre un break bien mérité du monde des vivants, comme l’avait brillamment fait Journey avant lui. Le problème avec ce genre de truc, c’est que rien, mais alors rien, ne doit venir perturber cet équilibre incertain. Un grain de sable dans la machine, et l’immersion est brisée, vous n’êtes plus dedans, et ça devient soudainement atrocement chiant. Cette immersion ne manque pourtant pas de vaciller à de nombreuses occasions. Un peu comme si un pote d’humeur affeuse venait vous mettre une gifle toutes les 15 minutes alors que vous essayez d’avoir une sieste réparatrice. Ici ça va être un bug honteux de collision, puis un peu plus tard, il faudra refaire toute une séquence de sauts parce que votre perso ne veut plus se dépatouiller d’un mur… Comme souvent les bonnes idées étaient pourtant là : un carrousel d’ombres chinoises, un théâtre de marionnettes dont vous êtes le héros, ou encore un piano-bar d’époque où la soundtrack Jazzy s’en donne à cœur joie. Voilà le genre d’éclairs de génie qui ne font au final qu’accentuer le sentiment de frustration face à ce que le jeu aurait du être. Même le scénario semble se perdre dans une vaine tentative de maturité, achevé par une conclusion vraiment brutale. Il y avait pourtant là encore énormément matière. On vous le disait en préambule: une belle œuvre inachevée.

Contrast - VERDICT

Par Yox le

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