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Child of Light

Un rêve de gosse

Il y a vraiment des fois où l’on se dit que tout s’accorde. L’univers, la bande-son, le gameplay, tout. S’il n’est clairement pas à ranger aux côtés des grands noms du jeu de rôle, Child of Light a au moins le mérite d’être cohérent de A à Z dans sa proposition ludique comme artistique. C’est une rêverie juvénile faussement naïve, qui prend place dans un monde renversant couleur aquarelle. Poétique, mais pas seulement. C’est aussi un RPG sacrément bien ficelé, qui fait dans la simplicité sans pour autant sacrifier la profondeur de jeu. Ce qui en fait basiquement le parfait ticket d’entrée pour un premier jeu de rôle, sans pour autant ruiner le plaisir des habitués. En sommes, une bien belle manière de claquer 15 euros.

Ça fait plaisir de voir autant de personnalité se dégager d’un projet en apparence sans envergure. En apparence seulement, car il est vrai que Child of Light reste ce qu’Ubisoft a longtemps présenté comme un projet « indé », alors que le jeu en lui-même n’a absolument rien d’indépendant. Mais passons, ça veut surement dire que le label Indy games a désormais assez de sex-appeal pour que les gros éditeurs s’en servent comme argument marketing. Ce qui en soit représente tout de même une note encourageante, bien que ça reste un énorme fist pour les jeunes créateurs indépendants, les vrais, qui en chient toujours autant pour faire en sorte que leurs créations voient le jour. Qu’à cela ne tienne, il est vrai que Child of Light possède tous les attributs d’une création indépendante : l’originalité, le petit prix, le côté vite commencé vite terminé, qui permet de rapidement passer à autre chose. Il ne faut en effet pas plus d’une grosse dizaine d’heures pour en venir à bout, ce qui se révèle amplement suffisant tant le jeu se révèle justement dosé dans l’apport de nouvelles subtilités, qui viennent constamment casser la monotonie. Entendez par là que dès que vous pensez avoir fait le tour d’un personnage, le jeu vous en apporte un autre, dévoilant ainsi de nouvelles configurations.

Alors que Aurora, notre jeune guerrière à la chevelure de feu excelle dans les attaques de lumières, l’arlequine Rubella se veut indispensable en matière de soins. Tout comme Finn se révèle être un as de la magie, et ainsi de suite. On ne dirait pas comme ça, mais le jeu explore ainsi tous les profils classiques du jeu de rôle : le tank, le healer, le mage, le booster, l’archer, le distributeur de malus, et on en passe. Le système de combat se veut d’ailleurs des plus dynamiques, en misant notamment sur un timing parfait entre les parades, directement inspiré d’un certain Grandia sorti sur PS1. Le résultat est étonnamment complet, et relativement gratifiant pour peu que vous jouiez en difficile. Le mode normal étant en effet à peine trop dur pour un enfant de 5 ans. On sent d’ailleurs clairement que tout a été fait pour que Child of Light convienne au plus large public : de la difficulté malléable, a son imagerie féérique universelle, jusqu’à la participation remarquable et remarquée de Cœur de Pirate, qui signe ici une bande-son toute en légèreté. La présence constante d’une luciole dans le rôle d’aide / confident va même jusqu’à nous faire penser à l’excellent Ni No Kuni. La comparaison est gratifiante, et s’il n’y avait pas eu ce rythme un peu creux doublé d’un scénario conte de fées pas vraiment passionnant, on vous aurait chaudement recommandé ce Child of Light.

Child of Light - VERDICT

Par Yox le

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