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Qui aurait cru il y a une quinzaine d’années qu’un Castlevania en 3D sous forme de Beat’em All serait l’un des jeux les plus attendus du moment ? Personne n’aurait misé une cacahuète dessus. Et pourtant, en 2014, Castlevania : Lords Of Shadow 2 a cristallisé les espoirs des joueurs, tout comme leur déception face au monument que fut le premier épisode. Pourtant, force est de constater que ce second épisode n’est pas le gâchis tant décrié, malgré une série de faux pas dont on se serait bien passé. Le titre de Mercury Steam a toutefois le mérite de clore la saga sur une note positive, en attendant de retrouver la famille Belmont surement sous la forme d’un RPG, ou d’un FPS tant qu’on y est.

Transposer les aventures du seigneur des vampires et des ténèbres à une époque contemporaine est une tâche périlleuse. Avec ce second et dernier épisode de Lords Of Shadow, l’équipe de Mercury Steam s’est attaquée à une icône culturelle de taille. L’idée est d’apporter une conclusion épique à une histoire qui en a surpris plus d’un, tout en reprenant au fond les ingrédients qui ont à la fois fait la substance, et le succès de cette nouvelle saga. Pour ne pas dire la renommée de la série entière. Tu parles d’un défi ! On parle d’une réussite ? Pas totalement. On parle d’un ratage complet alors ? Non plus ! On parle d’un jeu qui souffle le chaud et le froid, mais qui confronte plus souvent le joueur aux flammes de l’enfer, qu’à l’humidité de la ville moderne dans laquelle Dracula évolue. Si on devait synthétiser vulgairement le jeu, on dirait que la meilleure partie de l’aventure se déroule dans le château en ruine du seigneur des ténèbres, et que la partie la moins intéressante prend place à l’époque contemporaine, dans des décors directement pompés d’un mauvais Devil May Cry. Non, sérieusement, l’entreprise pharmaceutique qui est dirigée par un sbire de Satan, c’était obligatoire ?

D’un point de vue scénaristique, Lords Of Shadow 2 remplit le cahier des charges, malgré une fin librement ouverte qui pue le DLC et le manque d’audace. En 2014, ils sont nombreux les scénaristes qui mériteraient de faire un stage dans les studios de Telltale, les créateurs de l’énorme jeu Walking Dead. De toute façon, ce sont les mécaniques de jeu qui dictent le scénario de cet épisode, et non l’inverse. Le joueur est propulsé dans un monde semi-ouvert, la narration est bancale, le système de téléportation du château de Dracula est chiadé et le rythme perd en efficacité. Et à force de cracher sur tout ce qui ne va pas, on en viendrait presque à oublier que le titre livre une prise en main qui s’impose comme l’une des meilleures de sa génération, avec un système de combat qui combine magie noire et magie blanche (un peu comme le dernier Devil May Cry justement). La difficulté du titre est parfaitement assaisonnée et les nombreux boss du jeu sont présents pour vous rappeler que le titre de Dracula se mérite. De toute façon, qui seriez-vous pour salir la réputation d’une icône centenaire ?

Et puis il y a ces moments singuliers, d’une rare finesse, que l’on contemple avec passion. A l’image de la sublime énigme musicale du premier opus. Il serait bête de vous gâcher la surprise de la découverte en quelques futiles lignes. Certes, l’ambiance est radicalement différente du premier épisode, délaissant avec un peu de tristesse l’aspect contemplatif, onirique, voir même littéraire de Lords Of Shadow, au profit d’une ambiance beaucoup plus sombre, morose, tout simplement tragique. Lords Of Shadow 2 a le mérite de proposer un traitement respectueux du personnage de Dracula, d’ailleurs beaucoup plus proche de son homologue littéraire que de l’image classique et stéréotypée jusqu’à la moelle qu’on peut avoir du personnage. C’est un prédateur sensible, un être désespéré qui ne cherche que la délivrance suprême et qui trouvera malgré lui la rédemption. Et rien que pour ça, Lords Of Shadow 2 mérite qu’on lui porte un minimum d’attention.

Castlevania LOS2 - VERDICT

Par Sholid le

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