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Call of Juarez, Gunslinger

Bonne gâchette

Billy the Kid, Jesse James, Butch Cassidy, les frères Dalton: tous les amateurs de Western, de carabine Winchester et de 6 coups connaissent l’histoire mythique de ces légendes de l’Ouest. Même gamin, avouez que le camp des voleurs a toujours eu plus de gueule. Le meilleur moyen de s’en tirer avec la maille, les donzelles, et éventuellement une bonne grosse balle dans la tempe pour les moins chanceux. Amateurs d’ambiances à la Red Dead Redemption soyez avertis, la série Call of Juarez délaisse enfin son cartel douteux pour revenir vers ses premiers amours. La conquête de l’ouest, réécrite et réinventée dans un FPS arcade, accrocheur, qui profite d’un système de narration inédit, et tout ça pour le prix d’un poncho mexicain !

HOW I MET JESSE JAMES

Avachi au fond d’un bar miteux du Kansas, notre héros Silas Greavers semble avoir beaucoup d’histoires à raconter. De sa chevauchée avec Billy the Kid, jusqu’à la fois où il a tué les Daltons, notre chasseur de prime n’est jamais à court de bons souvenirs à partager autour d’un verre de gnôle. Le prétexte rêvé pour revivre ses plus grandes aventures dans ce jeu de shoot à la première personne ultra arcade, qui se veut résolument décomplexé. Hors des contraintes du jeu en boîte vendu plein pot, les développeurs de Techland (à qui on doit également le sympathique Dead Island Riptide) se sont résolument lâchés. Jouant avec l’histoire au fil des déblatérations d’un héros qui ferait presque penser à la voix-off de Ted de la série How I Met Your Mother, avec toujours cette même question: dit-il la vérité, ou n’est-ce que le discours illusoire d’un vieil ivrogne en manque d’attention? Ellipses, pauses, flashbacks, flashforwards, et même plusieurs versions d’une même réalité: la narration dynamique du jeu se permet tout, et il faut avouer qu’on se prend bien vite dans cette spirale fort réjouissante.

6 P’TITS COUPS ET PUIS S’EN VA

Manette en main, Gunsliger nous régale d’une jouabilité simple mais efficace, qui se révèle même un poil exigeante. Affublé d’un système de scoring de circonstance, on se retrouve à multiplier les tirs à la tête dans les effusions d’hémoglobine et autres ralentis plutôt sympathiques ! De la carabine au coup par coup qui fait des merveilles à distance, jusqu’aux incontournables doubles colst, sans oublier le démentiel fusil à canon scié: l’arsenal compense son manque d’originalité par une efficacité plutôt immédiate. Le maître mot? Pas de prises de tête ! On shoot, on déclenche des ralentis, on fait des duels, on améliore succinctement son arsenal, on se paye quelques actions contextuelles, et on va même jusqu’à éviter les balles en mode Max Payne. De quoi joyeusement parcourir les niveaux colorés, appliqués d’une fine couche de cell-shading qui rappellerait presque un certain Borderlands 2. Mexique, réserve indienne, saloon: les environnements clichés et la soundtrack de circonstance achèvent ce sentiment d’immersion bien agréable, même si le tout s’avère – avouons-le – affreusement linéaire et plutôt court (5-6h grand max, croyez-en notre bonne fois).

Malgré son apparence qui ne mange pas de pain, Call of Juarez est un défouloir arcade sous fond de conquête de l’Ouest qui fait diablement bien le job. Un FPS court mais intense qui compense ses quelques défauts par un prix imbattable, ce qui fait de lui – paradoxalement – le meilleur volet de la série.

COJ Gunslinger - VERDICT

Par Yox le

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