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Enfin un bon Call of Duty. On commençait réellement à désespérer. Entre le mitigé Black Ops 2 et la déception de Ghosts que les joueurs ont fui comme une épidémie d’Ebola, le FPS d’Activision jouait un peu son ultime carte. Premier vrai épisode entièrement développé sur les nouvelles consoles, l’échec n’était pas une option pour Advanced Warfare. Étrange hybride où l’on aurait balancé Kevin Spacey, la trilogie des Modern Warfare et le gameplay de Crysis dans un mixeur, Advanced Warfare tient la route. Mieux, le titre va même jusqu’à faire l’impensable : accouché d’un scénario qui part d’un postulat plutôt intelligent. Et si on pouvait un jour privatiser la guerre ? Quelles seraient les conséquences sur notre équilibre mondial ? Le capitalisme peut-il un jour prendre le pas sur l’exécutif ? Je m’en fous ! Moi je veux buter plein de terroristes !

Oui, le nouveau Call of Duty est bon. Le solo est bon, le multi est excellent, et vous allez clairement pouvoir le poncer les yeux fermés durant les 365 soirées à venir. Ce qui en soit, reste une bonne nouvelle pour tous les fans de la saga, qui négocie avec un an de retard ce virage tant attendu. Il faut dire que ça fait quelque chose de jouer à un Call of Duty graphiquement correct. Mieux que ça, le jeu est… beau. Ça change de ce moteur graphique que se trainait la saga depuis Call of Duty 4. La fleur au fusil, c’est non sans une once de plaisir que l’on découvre que les nouveautés ne s’arrêtent pas là. Toujours aussi excellente, la jouabilité profite désormais des joies de l’Exo, une combinaison du futur aux multiples possibilités. À vous les doubles sauts, l’invisibilité, les grappins, et les droites bioniques qui envoient valdinguer les ennemis tout en prenant le soin de leur éclater la cage thoracique. Si on voulait faire preuve de mauvaise foi, on vous dirait que l’on a cet oppressant feeling de jouer à un clone de la saga Crysis. Ce qui est nouveau pour Call of Duty est loin de l’être pour le monde des FPS. Ça n’empêche pas de prendre furieusement son pied manette en main en enchainant les kills de manière frénétique. C’est comme toujours en multijoueur que la sauce prend le mieux. Il y a des choses qui ne vieillissent pas. Prenez 5 ou 6 potes, mettez-vous sur Skype, et vous pouvez être sûr que ça va se terminer dans le défouloir le plus total, entre cris d’horreurs et éclats de joie.

Le online de COD est un ascenseur émotionnel. Quelque chose qui peut vous donner l’impression d’être le roi du monde, avant de vous trainer dans la boue comme un malpropre 30 secondes plus tard. C’est une expérience sans pareille. L’équilibrage des armes est d’ailleurs bien mieux que dans l’infâme multi de Ghosts. Le feeling est bon, dynamique, à la foi familier et novateur. À ce prix-là, on veut bien passer sur le mode Exo Survie répétitif, ou bien le côté coquille vide du mode solo. Comme toujours dans les COD, sortez du rang et c’est la catastrophe. S’éloigner de l’objectif est bien souvent une très mauvaise idée, qui casse systématiquement l’impression d’un monde persistant. Bien que les missions soient fun, tout sonne fake à mourir. Comme ce passant qui vous filme avec son téléphone, mais qui ne s’offusque pas lorsque vous lui braquez un canon de fusil à pompe dans la bouche, ou que vous faites feu à quelques centimètres de son oreille gauche. L’impression d’une succession de scripts devient presque oppressante : ouvrez cette porte, le PNJ dira ça. Montez cette marche, telle voiture va exploser. Même le scénario, qui soulève des points intéressants sur le pouvoir du capitalisme, finit à 2 missions de la fin par sombrer dans un final manichéen d’une profonde tristesse. Aussi étroit d’esprit que les couloirs de l’ultime mission. Sans issue, claustrophobique, mais diablement prenant. Call of Duty dans toute sa splendeur.

CODAW - VERDICT

Par Yox le

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