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Il y avait sérieusement de quoi s’emballer autour du nouvel épisode de Battlefield. Le premier à enfin oser s’éloigner des sempiternelles effluves militaires, qui font annuellement rage sur consoles, après qu’une poignée de mecs soit devenue millionnaires en sortant le premier Mordern Warfare en 2007. Depuis, on peut clairement dire qu’on a largement fait le tour des conflits mondiaux réels et imaginaires, historiques et futuristes, avec toujours cette ode aux grand spectacle, ces immeubles qui s’écroulent et ces tonnes de taule froissées. De quoi faire rougir Michal Bay lui-même. On ne pouvait donc que se réjouir de ce changement de décor. Il faut dire qu’un Battlefield dans les forces de l’ordre est une idée loin d’être dégueulasse, qui aurait sérieusement gagnée à se concrétiser de manière plus convaincante.

C’est difficile à dire, mais je crois que le génie de ce nouveau Battlefield n’a jamais dépassé le stade de concept. Il n’y aura jamais d’idées assez grandes pour compenser le manque de matière. Le dur, le cœur de l’action. Que l’on s’entende bien, Hardline n’est pas un jeu déplaisant. C’est juste qu’il promettait tellement plus. Une vraie alternative crédible à Battlefield 4, un vent de fraicheur qui n’en oublie pas les bases solides de la série. Or en l’état actuel des choses, le manque d’aboutissement se fait cruellement sentir. A la fois sur la plan technique, mais aussi sur le plan artistique, la jouabilité, le feeling des armes, et même le scénario. Rien dans ce jeu n’est prétexte à s’emballer pleinement. C’est correct, tout au mieux. Ce qui est bien dommage, tant le mode solo du jeu semblait alléchant. Une fiction en épisodes, montée comme une série TV, dans la peau de Nick Mendosa : un jeune flic de Miami qui tente de faire son trou dans un monde corrompu jusqu’à la moelle. Hélas, quitte à se taper une réalisation au rabais, on attendait de vraies bonnes idées de gameplay. Or ce qui est neuf dans la saga Battlefield est loin de l’être dans le monde des FPS. On pense par exemple à ces phases d’infiltrations basiques, qui reprennent aveuglément les mécaniques de l’excellent Far Cry (repérage, marquages, alarmes), sans y injecter le dixième des finitions du jeu d’Ubisoft.

On pourrait également citer ces phases de poursuites étriquées en voiture, où tout explose de partout. Du Call of Duty sans le budget. Certainement pas ce que l’on attend d’un Battlefield, qui propose tout de même le bon gout d’offrir des phases plus ouvertes, mais hélas diablement chiantes. Même le feeling des armes est à des années lumières de la concurrence. Seule motif de réjouissance : le pouvoir (limité) de sortir son badge à tout bout de champs, et d’arrêter les ennemis au lieu de les liquider froidement. Une option qui a d’ailleurs été modifiée après la tuerie de Ferguson, de manière à ce qu’il devienne impossible de presser la gâchette sur un ennemi qui se rend. Hélas, ces fonctionnalités n’ont pas survécues au mode en ligne, lui aussi plein de promesses, mais dont le résultat un peu brouillon peine à convaincre sur la longueur. Et ce, malgré un meilleur équilibrage des armes que sur BF4 (un comble). Alléchant sur le papier, le mode braquage ne fonctionne pas tant que ça. Manque de rythme, cartes minuscules pas souvent adaptées… On est clairement loin de la première vidéo de gameplay (visible en cliquant sur l’image de l’article). Seule bonne surprise, le mode Hotwire, une variante de la conquête où l’on doit capturer des véhicules, vous promets quelques beaux moments d’anthologie. Une maigre satisfaction, pour un titre qui avait vraiment le potentiel de marquer la nouvelle génération de consoles au fer rouge.

BF Hardline - TEST 03

Par Yox le

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