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Batman, Arkham Origins

Gotham Begins

Passer après le big bang Arkham City n’a rien d’un truc aisé. Pour ainsi dire la tâche est limite ingrate, presque suicidaire. Question à un million: comment succéder à un jeu qui a littéralement mis à genoux l‘univers du comic phare de DC? La réponse semble tristement banale: retourner dans le passé des aventures du chevalier noir signées Rocksteady ! À un petit détail près: le studio Rocksteady n’a quasiment rien à voir avec ce volet Origins, qui est donc clairement là pour capitaliser sur la franchise. Nous voilà donc revenus dans le temps, à une époque où Batman & le Joker étaient deux parfaits inconnus, prémices d’une aventure dont vous connaissez sûrement déjà la fin. Sans surprises, le résultat ne rayonne pas au niveau de ses deux aïeuls. Pourtant, ce nouveau Batman reste loin d’être dégueux.

I AM THE NIGHT

On a toujours tendance à se méfier des trucs estampillés « Origins » et autres consorts, qui sonnent bien souvent comme une jolie caresse prête à vous grattouiller le menton pour faire cracher quelques euros durement gagnés aux consommateurs. Difficile pourtant de résister à l’appel du Dark Knight, toujours sur les bons coups ces temps-ci. Le souvenir encore brûlant de l’épopée mythique dans les rues souillées et morbides d’Arkham City, on se plonge finalement bien volontiers dans les entrailles de cette version de Gotham post-carnage, endormie un soir de noël. La ville est certes plus grande, mais moins détaillée, moins praticable aussi. Si on conserve les excellentes missions annexes (dont une carrément énorme avec le Chapelier fou), les petits caméos ont de leurs côtés disparus, tout comme les défis de l’Homme Mystère se sont amoindris… On n’est clairement pas dans un truc aussi peaufiné que les deux bébés de Rocksteady, ce qui n’empêche en rien de saluer le boulot du jeune studio Warner Bros Montreal, qui a eu la lourde tâche de reprendre les bases d’un gameplay testé et approuvé, tout en y apportant quelques nouveautés. Et à ce jeu-là, on doit bien reconnaitre à Arkham Origins une réussite qui n’était pas courue d’avance.

ET JOYEUX NOËL !

On retrouve donc avec joie ces combats ultra punchy (auxquels viennent se greffer quelques nouveaux coups et gadgets vraiment jubilatoires comme les poings électriques), ces séquences d’infiltration en mode prédateur, et l’exploration de lieux emblématiques du comics (la prison de Blackgate, le commissariat du GCPD, la Batcave…) accompagné des fameux gadgets chers à ce bon vieux Bruce Wayne, comme les batarang, la batgriffe, et quelques nouveautés qui reprennent grosso modo les mécanismes des anciens volets. Mais ce que l’on retiendra le plus, c’est sans aucun doute le scénario mettant le super vilain Black Mask au centre d’un complot explosif contre l’homme chauve-souris. L’occasion de découvrir un casting de méchants alternatifs qu‘on n’avait pas forcément l‘habitude de voir (Deathstroke en tête de liste), ainsi qu‘un jeune Batman en pleine remise en question. Sa rencontre avec le Joker ou encore le commissaire Gordon sont autant de passages qui vont façonner le futur du chevalier noir, jusqu’aux événements fatidiques de l’asile d’Arkham. Clairement de quoi combler 10/15 heures de votre précieux temps, entre passages prévisibles et grosses surprises. Et si le cœur vous en dit, vous pourrez même tester le mode multijoueur du jeu, mais entre nous, on sait pertinemment que tout le monde s’en tape royalement. Après hein…

Est-ce que Batman Arkham Origins est aussi énorme que ses prédécesseurs? Clairement pas. Est-ce pour autant un mauvais Batman? Non plus ! Il a beau être moins grand, moins beau, moins explosif, bref moins tout que son ancêtre, Origins reste un trip qui vaut le détour. Car c’est bien là que l’on voit la puissance de la trilogie Arkham: même en étant la moitié d’Arkham City, Origins reste un putain de bon jeu. Comme on dit chez Warner: That’s all Folks!

Batman AO - VERDICT

Par Yox le

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