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Après deux épisodes plutôt moyens, la série d’action d’Electronic Arts s’envole vers le soleil brulant du Mexique. Développée désormais par la branche canadienne des studios Visceral Games (Dead Space), la série met en scène deux nouveaux personnages, Alpha et Bravo, qui se retrouvent mêlés à une guerre sans merci livrée par le Cartel. Une organisation ultra dangereuse qui n’attendait certainement que de se faire laminer par deux types masqués. Bienvenu dans Army of Two !

L’ENFER EST PAVE DE MEXICAINS

Le scénar? Vous n’avez pas besoin d’en savoir plus. Concrètement l’histoire du Cartel du Diable se résume sur un post-it sous-titré : « On ne s’est pas fait chier ! » En fait, il aurait suffi de remplacer Alpha et Bravo par Chuck Norris et Steven Seagal pour obtenir un trip digne d’une mauvaise soirée sur RTL9. Comme dans tout mauvais film, il est possible d’apprécier les répliques vaseuses des personnages. Alpha vanne Bravo sur sa sœur ultra bonne, et tout le monde est content derrière son écran. Puis l’aventure est tellement invraisemblable, que même les développeurs semblent l’avoir assumé. Il suffit d’entendre les répliques des personnages au fil de l’aventure. Plus on flingue des membres du Cartel (en grand nombre, en très grand nombre), plus les deux héros se demandent si on n’est pas en train de vider le Mexique de toute espèce vivante.  Fusillade, fusillade et fusillade, les séquences sont répétitives par-dessus tout. Heureusement, il y a l’Overkill, un mode qui fait toute la différence. Une fois déclenché, c’est une explosion de Pixels qui apparait sur votre écran. Pour ça, c’est tout simple: flinguez un maximum de Gringos, remplissez votre jauge, et une fois qu’elle est au taquet, le personnage déchainera toute sa puissance sans concessions ! Munitions illimitées, invincibilité, et quand il pète, il trou son slip ! ARRIVA ! ARRIVA ! C’est la fête. Non vraiment, c’est ultra jouissif de faire ça !

LA SURPRISE DU CHEF

Le mieux avec l’Overkill, c’est qu’en plus de faire tomber les ennemis comme des mouches à merde, vous détruisez le décor comme si vous aviez décidé de reconstruire le Mexique à vous seul. Malheureusement, ça ne fait qu’amplifier la sensation de jouer à un jeu bourrin pour demeurés. Il faut aussi signaler qu’Army of Two  doit être le seul jeu qui base son histoire sur la coopération, sans jamais proposer de véritables moments d’entre-aide entre les personnages. Sérieux, si c’est pour soulever une porte ou faire la courte échelle, ce n’était pas la peine les gars ! Côté réalisation, on évite le pire. C’est même plutôt agréable à regarder, bien que parfois plutôt vide. C’est peut être le fait qu’on s’attendait à largement pire qui a contribué à notre surprise… Puis il y a ce boss de fin qui clôture finement une blague qui s’étale sur cinq heures, pas plus. Cette séquence finale restera dans les annales, au fond du trou, comme l’un des plus beaux moments de gloire du jeu vidéo. Aller, c’est tellement invraisemblable que ça en devient drôle et donc agréable.  Comme d’habitude avec ce genre de jeu, ils ont beau être moyens, ils sont toujours plus fun lorsqu’on peut y jouer avec un pote. Alors si vous avez l’occasion de le choper à petit prix et d’entrainer un ami dans cette aventure infernale, on n’y voit pas d’inconvénient à vous y autoriser…

Tout juste potable, pas une seule fois original, souvent grotesque, Army of Two ne sollicite qu’une chose chez le joueur : sa thune. Le pire dans tout ça, c’est qu’il y a moyen d’y prendre du plaisir. Un plaisir coupable certes, mais ça reste du plaisir… Malgré tout, en proposant un jeu bourrin sur tous les plans, Army of Two tombe dans la caricature qu’il est possible d’apprécier aux 25ème degrés. Ou alors, avec une grosse dose d’alcool dans le sang. A consommer, sans modération ! L’alcool, pas le jeu…

Army of Two C - VERDICT1

Par Sholid le

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