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Aliens, Colonial Marines

Un nouveau ratage

Les Aliens et le jeu vidéo, c’est une longue histoire de désamour.  Constamment malmenée, la saga culte de Ridley Scott n’a jamais brillé, au grand dam des fans de la licence. Avec l’annonce d’Aliens : Colonial Marines, le studio Gearbox Software a ravivé l’espoir de nombreuses personnes. Afin de mieux l’écraser ? Une chose est sûre : il va y avoir des larmes !

ALIÉNATION

Décrire Colonial Marines est une tâche assez aisée. Un jeu en ligne droite qui dure sept heures où on se contente de tirer sur tout ce qui bouge. Hey ! Mais ça ne serait pas le principe de base de Call of Duty ? Presque ! Foutez un skin futuriste et remplacez les ennemis par des aliens et on obtient Colonial Marines, soit une énième déception, après le douteux Alien VS Predator. Pourtant, l’argument de vente est tout à fait louable : découvrir ce qui s’est passé après Aliens, le retour. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant, mais après tout, pourquoi pas ? On aurait mieux fait de rester dans la négation. Pourquoi c’est si mauvais ? Parce-que c’est dégueulasse à voir. Mettez-le face à Killzone 3 et constatez l’écart de génération. C’est scandaleux ! On mise un paquet de cacahuètes que Killzone sur Vita sera plus beau à voir que Colonial Marines. Il suffit de voir l’effet pyrotechnique de dingue lorsqu’un Alien vient à mourir devant vos yeux. « POC », c’est le bruit que fait un alien quand il clamse. Y’a plus glorieux comme cri lorsqu’on se revendique comme étant une race supérieure.

PASSAGER CLANDESTIN

Si seulement la réalisation était le seul défaut de cette adaptation, on pourrait lui pardonner haut la main vu le background atypique de la licence. Sauf que ce n’est définitivement pas le cas. Le scénario ? On se demande où il est passé. Entre les personnages caricaturaux, les apparitions de guests insipides (Hicks et Bishop aurait mieux fait de rester au placard) et les doublages plus expressifs qu’un mollusque en bord de mer, l’ensemble demeure indigeste. Boucler le jeu est une tâche longue et pénible, mais si vous avez le courage, vous aurez en récompense la réplique et l’interprétation de l’année en la personne de Bishop qui balance un vieux « Oh mon dieu. » Vraiment, c’est à mourir de rire. Le pire dans tout ça ? C’est que le jeu se conclut sur cette phrase. Si ça ce n’est pas du foutage de gueule !  Bref, on ne vient pas ici pour la réalisation, on ne vient pas ici pour le scénario, mais on vient pourquoi alors ? Définitivement pour se faire chier !

AU FOND DU TROU

Comme tout FPS moderne qui se respecte, Aliens : Colonial Marines ne propose aucune innovation. Zip, zero, nothing, nada ! On régresse même dans les rouages de jeu. En bon marine qui se respecte, le joueur peut augmenter de niveau et customiser ses armes. C’est très limité et ça ferait passer Black Ops II pour un titre aussi complexe que Professeur Layton. C’est affligeant de voir ça quand à côté, des titres comme Dead Space 3, même s’ils demeurent imparfaits, proposent une cohérence appréciable. Jouer à Colonial Marines, c’est prendre la Delorean et retourner dans les années 90, l’âge d’or des FPS. Ce qui était bon vingt ans auparavant ne l’est plus forcement maintenant. Et ça, Gearbox n’a pas l’air de l’avoir compris. On est loin de Borderlands 2 ! Quand on est fan, on a toujours tendance à bonifier ce genre d’adaptation. Après tout, les décors sont assez fidèles à la saga. On peut explorer le vaisseau du Space Jokey, la planète LV-426 et deux trois autres environnements assez célèbres. C’est sympa, on se dit : « Ouais, c’est comme dans le film, ça déboîte ! » Puis, au bout de sept heures aussi intenses qu’une première pénétration vaginale, on se dit : « Putain, l’herbe est largement plus verte ailleurs »

Décevant sur tous les points, Aliens : Colonial Marines a la tête enfouie dans une fosse sceptique et n’en sort que très rarement pour prendre sa respiration. Une odeur nauséabonde en ressort et pique les sinus et l’estomac du joueur. Heureusement, comme un enfant qui découvre la vie, il est toujours possible de s’amuser en dessinant sur les murs avec ses excréments. Mais le trip s’arrête là. Les neuf points sont décernés car le jeu est jouable. Même en étant fan, Aliens est une perte de temps.

Alien Colonial Marines - VERDICT

Par Sholid le

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