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Alien Isolation

Promesse tenue

Dans le douzième numéro du magazine JV – Sortons le grand jeu, Alistair Hope, directeur créatif d’Alien Isolation déclare : « Beaucoup de commentaires négatifs autour d’Aliens : Colonial Marines s’accordaient sur un point : un jeu Alien se doit d’être effrayant. Du coup, on a presque été soulagés de lire ces commentaires, puisqu’on était justement en train de faire le jeu que le public semblait attendre. » La critique du jeu pourrait se conclure sur cette citation.

Non seulement, Alien Isolation est l’adaptation la plus fidèle du Huitième Passager, mais elle se permet de remettre au centre de la scène vidéoludique le survival-horror. Non seulement tous les ingrédients du genre sont justement cuisinés, mais ils offrent aussi une saveur incomparable. Balayons d’une traite ce qui cloche dans le jeu, afin de mieux se concentrer sur ce qui fait le succès d’estime de ce jeu. Les chutes de framerate durant les cinématiques font tâche, les temps de chargement proposent de longs moments de solitude, le jeu n’offre pas de situations suffisamment diversifiées pour ne pas se sentir lassé sur la longueur et l’intelligence artificielle oscille entre le bon et le moins bon. Voilà, c’est bon, vous êtes satisfaits ? Maintenant on peut rentrer dans le vif du sujet. Si Alien Isolation est la suite directe du tout premier film, le jeu fait plus office de remake que d’extension de l’univers, là où James Cameron avait su prendre un parti radicalement différent de celui de Ridley Scott. Peu importe que vous incarniez Amanda Ripley, la fille d’Ellen Ripley, l’héroïne de la saga cinématographique. Peu importe que votre équipage ne s’appelle pas Dallas, Bishop, Brett ou Paker. Peu importe que vous ne soyez pas à bord du Nostromo. Peu importe que l’I.A qui gère la station orbitale sur laquelle vous allez atterrir s’appelle Maman ou Apollo. Si les détails scénaristiques donnent la sensation de vivre une nouvelle histoire, c’est pourtant une vaste illusion, qui détourne le regard pour mieux se concentrer sur l’essentiel : dans l’espace, personne ne vous entendra crier.

Après quelques heures de jeu, le doute n’est plus permis : Alien Isolation est tout simplement l’adaptation la plus respectueuse du Huitième Passager. Seule ou presque, vierge de tout équipement de survie dans un environnement constamment hostile, vous allez vivre durant une vingtaine d’heures ce qu’Ellen Ripley a vécu à bord du Nostromo. L’objectif visé par les développeurs de The Creative Assembly est parfaitement rempli. Ils sont parvenus à remettre l’Alien, une bête sanguinaire aussi intelligente que redoutable, au centre de la peur. Si le titre se déroule à la première personne, il n’a rien d’un FPS pour autant. Dégainer une arme ne se fait pas automatiquement et abattre ne serait-ce qu’un seul être humain relève de l’exploit, on ne vous parle même pas des Androïdes aussi malsains que difficiles à mettre hors service. Ici, pas de sauvegarde automatique, il faudra mériter l’enregistrement de sa progression en trouvant des bornes, stratégiquement bien placé pour vous en faire baver. Inutile de préciser qu’avec vos équipements miteux, il est tout simplement impossible de tuer le Xénormorphe. Ainsi, les véritables phases d’action se comptent sur quelques doigts, et il est tout à fait possible de boucler l’aventure sans gaspiller une seule munition. Pour cela, il faudra ruser d’astuce en créant de multiples diversions, en se cachant et en guettant les moindres faits et gestes des habitants de la station grâce au célèbre radar de la série. Dans ce véritable pied-de-nez aux productions actuelles, Alien Isolation bénéficie en plus d’une ambiance à couper le souffle, bercé entre le soin du détail et une volonté évidente de rendre hommage à l’un des plus grands films de science-fiction.

Alien Isolation - VERDICT

Par Sholid le

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